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17 avril 2012

les maniaques sexuels à la conquète du monde

 
 
 
la médecins des États-unis et d'Europe ont du admettre que la sexomanie, mot encore récemment utilisé à des fins humoristiques est, en réalité, une maladie sérieuse comparable à la dépendance aux drogues et à l'alcoolisme. La vie contemporaine nous défie par ses tensions quotidiennes et certains ne peuvent passer le test. les rangs discordants des malades mentaux sont renforcés par ceux, qui hier encore étaient parfaitement normaux. Il existe une grande variété de dépressions, en dehors des différents désordres sexuels, elles sont particulièrement nombreuses chez ceux que l'on nomme les sexomaniaques. En 2007, Un rapport officiel a été rédigé par un groupe de savants influents de l'université du Minnesota après de nombreuses recherches et expérimentations. A la suite de la reconnaissance officielle de l'existence de telles affections, des sociétés ouvertes ou anonymes de ceux qui en souffrent se sont répandues à travers le globe. Valery Zaleski, psychosexologue nous parle des détails des dernières variantes de ces maladies. D'après cette étude, pas plus de 3 à 5 % de la population générale en souffre, gens menés par le désire spontané d'accomplir des actes sexuels, ce qui leur crée un gros problème. La plupart professe une orientation sexuel traditionnelle ou homosexuelle et développe un délire compulsif et le  désir irraisonnables d'avoir des relations sexuelles à n'importe quel prix. Ces gens peuvent abandonner la nourriture, l'eau et d'autres joies de la vie au profit de plaisirs charnels.
 
"Le symptôme principal de ce désordre mental est un désir inexplicable pour le sexe, parfois, ces patients ne veulent expliquer ce qui leur arrive."  Ils feraient n'importe quoi pour satisfaire leur désir charnel, aux limites de la pathologie. Dans le but de se satisfaire, ces malades sont prêts à tout et usent même d'objets inanimés. La manifestation la plus commune et la mieux documentée, au Canada, par exemple, c'est celle d' hétérosexuels mâles qui s'introduissent dans les consultations gynécologiques, déguisés en médecin pour  essayer d'inspecter l'appareil génital des femmes. "Dans ma pratique," dit Zaleski, "cela n'existait pas, Quoi qu'il en soit, l'usage de  jouets sexuels en public est assez fréquent, au travail, au théâtre, au cinéma, dans les restaurants. Dans la plupart des cas, les protagonistes exercent ce qu'on appelle des professions créatives, ils blâment leurs désirs refoulés afin d'exercer leurs besoins charnels par des explosions d'énergie, de la décharge émotionnelle, à la recherche d'idées créatives."
 
Le Belarus, dans le traitement de nouvelles maladies de masse ou de désordres mentaux, apparaît à l'extérieur de cet univers en restant intact. La grippe porcine et la grippe aviaire, tous les degrés de la malaria n'ont absolument rien a voir avec ce pays. La maniaco dépression invasive, ici, n'existent  pas. Mais qu'en est-ils des désordres sexuels non contagieux?
Contrairement aux États-Unis, au Canada, en Australie et à  quelques pays européens, la sexomanie ainsi qu'un bon nombre de déviations sexuelles ne sont pas reconnues officiellement par les médecins. La plupart des patients souffrant de ces symptômes, sont classés comme souffrants d'autres désordres de type psychosexuel, comme par exemple, les problèmes d'érection.
 
Aujourd'hui, le remède le plus couramment utilisé est un groupe d'antidépresseurs qui supprime le désir sexuel et réduit la sensibilité à l'orgasme. Cette méthode, est utilisée par un grand nombre de spécialistes au Canada et aux États-Unis. En Belarus, les médecins n'utilisent pas ces médicaments. Si un patient ressent un désir sexuel de nature inexplicable, il est préférable qu'il voit d'abord un psychologue qui vous aidera individuellement à développer un programme de thérapie intensive. Zaleski, déguisé en maniaque sexuel, a cherché longuement sur l'internet et les réseaux sociaux après les sociétés de maniques sexuels censées exister en Europe. Ils existent derrière des portes fermées et ce n'est pas la fonction de ces organisations de traiter la maladie, ce sont de simples réunions de gens aux intérêts intimes communs. "On connaît peu la sexomanie cybernétique, nouvelle sous espèce de désordre psychosexuel dont la représentation principale est le désir obsessionnel de se faire plaisir ou la promotion de l'acte sexuel  à l'aide des matériels de nature sexuelle mis en vente sur la toile. En option, vous pouvez louer une maîtresse virtuelle qui veut obtenir du plaisir charnel à distance." La plupart des client ont de 17 à 25 et de 40 à 50 ans d'âge. Si on en croit la société américaine pour l'avancement de la santé sexuelle, on ne connaît pas le nombre de patients souffrant de sexomanie cybernétique. Mis la lecture des sources de données donne à penser qu'ils sont plus de neuf millions. De plus, en quelques années le nombre de psychiatres sexologues spécialisés est passé de moins de 200 à plusieurs milliers, et chaque grande ville dispose dorénavant, d'un centre spécialisé. il est intéressant de constater, qu'au cours de ces dix dernières années, les adolescent et les vieillards ont remplacés les hommes d'entre deux âge comme clientèle. Beaucoup se sont faits"attrapés" et envoyés dans des centres médicaux parce que leur parentèle avait vu le grand-père qui regardait sur porno sur internet ou qu'elle avait trouvé des messages de nature sexuelle sur le téléphone de leur enfant de 12 ans.
 
Les experts pensent qu'il s'agit du même type d'intoxication que celles des drogues et de l'alcool. Ce genre de patient doit toujours maintenir un haut taux de dopamine dans leur corps,  substance qui stimule l'aire du cerveau responsable du plaisir
 
 

Le Fruit DéfenduTitre de la note

Même à nos époques progressives, les incertitudes religieuses abondent encore, alors que nous approchons de la saison sainte qui commence le jour de la saint Martin, le 16 janvier et s’étend tout au long du mois de l’Histoire Noire. C’est devenu dramatiquement clair, la semaine dernière au collège tout près d’où je vis, endroit de l’abolition des anciennes vacances chrétiennes et des semaines qui les précèdent pour la bigoterievoie royale qui mène au 16 janvier jour de la fête du héros éponyme, j’ai nommé Martin Luther King. Pendant ce temps, l’institution fait tous les efforts possibles pour commémorer les procès et le martyr de MLK. Considérant la stature, la journée habituelle de commémoration fut jugée inadéquate, cette fois ci, ils se préparent à une semaine de célébration de leur sauveur du vingtième siècle. La semaine sacrée se passera à remémorer la passé raciste de l’Amérique à se demander comment pourrait se liquider ce passé et, plus important que tout,  les sentences de MLK peuvent faire avancer l’agenda des homosexuels et des travestis. ? Quand fut émise la requête de proposer des conférences, un seul membre de la faculté se fendit de répondre, mais depuis qu’il avait  l’impudence et la témérité de questionner la pureté spirituelle de monsieur King, sa proposition s’est trouvée immédiatement rejetée. I l n’y a, certes,  aucune raison de penser que d’autres membres de la faculté soient également irrévérents. Un autre professeur écrivit à ses collègues que les célébrations proposées ne mettaient pas suffisamment l’emphase sur la perversité du sud. Il écrivait aussi que le collège n’en faisait pas assez pour exalter Luther King, cette figure véritablement héroïque qui nous a élevé au-dessus de notre bigoterie. La communauté éducative, donc, se prépare paisiblement, avec révérence jusqu’à ce que quelqu’un émette une suggestion qui donna aux croyants l’impression de recevoir le contenu d’un camion de la voirie sur la tête. Interruption en tout point semblable à la controverse sur la divinité du Christ  qui ravagea le monde paléochrétien. La personne qui créa le drame appartient à la vénérable institution du « Centre pour une Citoyenneté Globale », il avait pris la responsabilité d’aider à planifier un diner international offert à des étudiants étrangers, le jour même, le plus sacré du calendrier liturgique académique. Avec une simplicité enfantine, il proposait d’inclure dans la fête un grand fruit charnu nommé  « w….n ». Sans arrière-pensée, le comité préparait le menu sans se soucier de l’aval de leurs supérieurs religieux, en l’espèce,  une négresse, la Directrice de la Diversité. Auraient-ils agi, par le canal de la chaine de l’autorité désignée, la controverse qui s’en suivit n’aurait probablement pas eu lieu. Le bas clergé aurait su  que cela se s’opposait aux enseignements de l’église du politiquement correct et de sa cheftaine minoritaire, directrice de la diversité. De pareilles contradictions sont, sans doute, à l’origine de la séparation de l’église au seizième siècle, moment sensible de superstitions religieuses éculées ; La directrice de la Diversité prononça emphatiquement l’interdiction à son troupeau de servir des « w….n » le jour de la saint Martin. La prélate explique que le « w….n » est un symbole de l’oppression de tous les noirs, que ce serait raciste d’en servir lors d’un évènement du collège. On peut mettre au crédit que les associés de la «Citoyenneté Globale » retirèrent immédiatement leur menu et ont agis avec contrition depuis lors. Mais, des êtres si obscurs pourraient-ils reconnaitre cette offense pour ce qu’elle est ? Ils avaient routièrement  ignoré qu’une telle interdiction pourrait venir. Durant des mois, la Directrice s’étaient plainte que des fruits défendus étaient servis sur le campus. D’autres choisirent d’ignorer ces cris de désespoir. C’eut été bien si le premier personnage ecclésiastique officiel eut expliqué de manière conclusive l’extension maximale de l’interdiction. Mais, La dame était taciturne et ne s’engagea pas sur la question morale et une signification rituelle d’une telle profondeur. Un clerc, encore aujourd’hui, vaguement associé avec la religion chrétienne désormais égarée, fit appel au Bureau de la Diversité pour obtenir une clarification. Allons-nous voir émerger un scandale politique si le fruit apparait à nouveau sur le campus ? L’avenir du collège inclut, peut-être un pastègate local. Sera-t-il encore permis aux étudiants de consommer du « w….n » à l’intérieur de l’établissement ? Et  qu’en est-il des dortoirs et du grignotage entre les classes ? On pourrait instituer différents degrés d’interdiction, dépendant du fait de savoir si  le public étudiant suit ou non le sentier escarpé de la recherche de la perfection dans le politiquement correct. Peut-être pourrait-on leur permettre de grignoter du fruit en privé, mais pour ceux qui recherchent la  sensibilité absolue alors il sera nécessaire de pratiquer une abstinence totale. Alors, j’ai choisi une voie moyenne, comme je suis profondément intoxiqué au fruit du péché et que j’en achète même en hiver quand ils viennent du Chili, je ne peux pas m’empêcher d’en manger. Mais je peux montrer de la restriction mentale en évitant de mentionner le mot qui  désigne cette chose verte avec une pulpe juteuse et rouge à l’intérieur. C’est le moins que je puisse faire pour exhiber ma solidarité à l’égard de ces vrais croyants. D’autres répercussions sont à craindre, des bagarres pourraient éclater dans la salle à manger si le truc rouge tant craint se retrouvait par hasard dans une salade de fruits alors que les étudiants, restent sans certitudes, face à une telle situation. Doivent-ils jeter le polluant dans la poubelle ou doivent-ils bruler l’objet rouge et pulpeux de craindre de se contaminer avec une substance raciste ? Que fait un praticien laborieux du politiquement correct si le contaminant tombe sur ses chaussures en entrant dans un supermarché ? Doit-on détruite la paire de chaussures polluée par le contact avec le racisme ? Et si je profère accidentellement l’horrible mot au comptoir d’un marchand de fruit ? Il-y-a-t-il une pénalité ? Doit-je répéter, « j’ai eu un rêve » cent fois ou être présent à la réunion mensuelle du comité de diversité du collège. Ceux qui ne sont pas entièrement sensibilisé mendient des instructions.

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Le Cinquième cavalier de l'apocalypse

 

Le déclin des populations est un éléphant dans notre salon. C'est une question d'arithmétique. Nous savons que la vie sociale de la plupart des pays développés se décomposera en moins de deux générations. Deux tiers des italiens et trois quart des japonais seront vieux et dépendants en 2050. Si le taux présent de fertilité persiste le nombre d'allemands chutera de 98% dans les deux siècles prochains Aucun système et pension ni de santé publique ne peut supporter une telle pyramide inversée. Le problème n'est pas limité aux nations industrielles. Le taux de fertilité tombe à un rythme encore plus rapide dans le monde musulman à une vitesse inconnue jusqu'ici. La population mondiale diminuera de 20% d'ici à la fin du siècle prochain. Le monde fait face à un danger pire que les scénarios verts les plus pessimistes. Les environnementaliste européens qui voudraient voir se réduire la population européenne afin de réduire les émissions de carbone passeront leurs années de déclin dans la misère comme il n'y aura plus assez d'européens pour payer pour leurs pensions et leurs soins de santé. Pour la première fois dans l'histoire mondiale les naissance en Europe sont bien en dessous du taux de remplacement et un nombre significatif de communautés ont atteint le point de non retour.

Mais la société islamique est encore plus fragile. Le taux de natalité chute à une vitesse inconnue jusqu'ici qui converge vers les taux européens. L'iranienne moyenne de 30 ans qui vient d'une famille de six enfants mais elle ne portera qu'un ou deux enfants dans sa vie. La Turquie et l'Algérie sont juste derrière et la plupart des pays musulmans sont en train de les rejoindre. vers le milieu de ce siècle, la ceinture des pays méditerranéens du Maroc à l'Iran deviendront aussi gris que l'Europe dépeuplée. Le monde islamique aura le même nombre de vieux dépendants que les pays industrialisés avec seulement un dixième de leur productivité. Le mécanisme d'une bombe à retardement qui ne peut être neutralisée fonctionne dans le monde musulman. La dépression démographique imminente rend l'Islam radical plus dangereux et non pas moins. Les musulmans radicaux qui peuvent déjà goûter la ruine de leur culture pensent qu'ils n'ont rien à perdre. La science politique est perdue face au déclin démographique et à ses conséquences. Le gaspillage des nations est une équation impossible pour la théorie politique moderne, qui est basée sur le principe de l'intérêt personnel rationnel. Aux confins de l'apocalypse les beaux modèles de la géopolitique ne fonctionnent plus. Nous "ne négocions pas avec les terroristes" Mais un voleur de banque qui tient des otages est une sorte de terroriste et la police négocie avec de tels mécréants. Et si l'un d'eux sait qu'il va mourir d'une maladie incurable dans quelques semaines, alors, la négociation change. La vérité simple et universelle, c'est qu'un homme ou une nation aux portes de la mort ne possède pas un "intérêt personnel rationnel". La théorie géopolitique conventionnelle, dominée par les facteurs matériels tels le territoire, les ressources naturelles et la commande de la technique ne s'adresse pas aux gens qui agissent sous une menace existentielle. Les modèles géopolitiques ne peuvent identifier le monde réel dans lequel nous vivons, ou la question cruciale est la volonté ou son absence des habitants un territoire donné d'amener une nouvelle génération au monde. Le déclin des populations, question décisive du vingt et unième siècle, causera des soulèvements violents dans l'ordre mondial. Les pays comme l'Iran qui connaissent une forte baisse de fertilité, répondront par l'agression. Des nations confrontées à leur propre mortalité choisiront peut-être un dernier baroud pour la gloire. Des conflits se propageront au delà de tout espoir rationnel d'y mettre en œuvre des solutions stratégiques jusque qu'à ce que tous ceux souhaitent se battre à mort aient disparus. L'analyse des intérêts nationaux ne peut expliquer pourquoi certains pays choisissent de partir en guerre sans espoir de vaincre et pourquoi d'autres ne se battent pas, même pour défendre leurs intérêts vitaux. Cela n'explique pas la raison du fait historique pour laquelle des collectivités se battent plus dur, acceptent plus de sacrifices de sang et d'or, quand tout espoir de victoire est passé. Pas plus qu'elle n'explique les causes de dépression démographique ni de ses conséquences, les deux guerres ont-elles détruit les aspirations des perdants et ont-elles produit comme résultat l'apathie et la mort démographique. Pourquoi les individus, les groupes et les nations agissent-ils de manière irrationnel, souvent au risque de l'auto-destruction? Une partie du problème réside dans la définition de la rationalité. Normalement on parlera de comportement irrationnel un homme d'age moyen qui revendrait son assurance vie pour en dépenser l'argent aussi vite que possible. Mais si cette personne est en phase terminale et n'a pas d'héritiers, on pense qu'il est raisonnable qu'elle dépense tout en vitesse. Et si nous savons que nous allons mourir de la rage, qui nous empêchera de mordre les gens que nous n'aimons pas. Les nations parfois souffrent d'équivalents de maladie terminale. Ce qui paraît suicidaire à des belges peut paraître naturel à des groupements anthropologiques confrontés à une mortalité imminente. L'auto immolation de gens en danger est hélas trop commune. Des cultures de l'age de la pierre se désintègrent souvent au contact du monde extérieur. Leur culture se rompt et les suicides explosent, phénomène connu chez les peuples indigènes, en particulier chez les hommes d'une même communauté qui se suicident à un taux alarmant. On parle de contagion de suicides ou de mort par cloisonnement. Un rapport de la fondation canadienne pour la santé des peuples aborigènes souligne: «Le taux global de suicides chez les communautés des nations premières est deux fois plus élevé que la moyenne canadienne, le taux chez les Inuits en encore plus grand, de 6 à 11 fois la moyenne. Le suicide est épidémique chez les tribus amazoniennes. Le Télégraphe de Londres rapporte le 19 novembre 2000: «La plus importante des tribus d'Amazonie, Guarani, forte de 27.000 membres, est dévastée par une vague de suicides parmi ses enfants, déclenchée par leur entrée en contact avec le monde moderne. Jadis, inconnus parmi les tribus de l'Amazone, le suicide ravage les Guaranis, qui vivent au sud ouest du Brésil, région qui, aujourd'hui détient le record d'un des plus haut taux de suicide du monde entier. Plus de 280 Guarani se sont tués ces dix dernières années, y compris 26 enfants en dessous de l'age de 14 ans qui se sont empoisonnés ou pendus. L'alcoolisme s'est largement répandu comme le désir de posséder des radios, des télévisions et des pantalons de fantaisie, focalisant l'attention sur leur pauvreté. Les structures communautaires et familiales se sont décomposées et les rites sacrés ne se pratiquent plus. Sur plus des 6.000 langages parlés sur terre, deux disparaissent chaque semaine et la plupart des estimations font voir que la moitié d'entre eux seront éteint à la fin de ce siècle. Un rapport des Nations-Unies clame que les 9/10 des langues parlées auront disparus dans les siècles prochains. Beaucoup de ces langues sont parlées par très peu de locuteurs. Mille langages distincts sont, sans doute, parlés en Papouasie Nouvelle Guinée, beaucoup par des tribus de seulement quelques centaines de membres. Plusieurs sont en train de disparaître dans la foret pluviale amazonienne, les montagnes andines et dans la taïga sibérienne. 18 langues n'ont plus qu'un seul locuteur, Il est pénible d'imaginer le regard qu'ils jettent sur le monde. Ils sont les orphelins de l'éternité, à la mémoire nettoyée, avec une existence réduite aux exigences du moment. Ces restes mourants des sociétés primitives sont-ils si différents du reste d'entre nous? La mortalité harcèle la plupart des peuples du monde, pas cette année ni la prochaine mais à l'horizon identifié de la compréhension humaine. Une bonne partie du monde semble avoir perdu le goût de vivre. La fécondité est tombée en quenouille,k à un tel point, dans le monde industrialisé, que des langues comme l'ukrainien et l'estonien seront en danger dans le laps d'un siècle et l'allemand, le japonais et l'italien dans deux. La répudiation de la vie chez les pays avancés qui vivent dans la paix et la prospérité , n'a pas de précédent historique, excepté, peut-être à l'époque de l'anomie de la Grèce à l'époque du déclin post-alexandrien et de Rome au premier siècle de l'ère courante. Rome fit chuté la Grèce et les barbares Rome. Dans le passé, les nations qui prévoyèrent leur propre chute furent les victimes des quatre cavaliers de l'apocalypse: la guerre, la peste, la famine et la mort. Le point de monte pour le vieux quatuor, aujourd'hui, dans un monde plus civilisé, est celui du cinquième, la perte de la foi. Les cultures d'aujourd'hui ne meurent plus par l'épée de leurs ennemis mais d'apathie. Le kamikaze suicidaire arabe est le cousin spirituel de l'aborigène déchu de la foret pluviale amazonienne. L'apathie européenne est le revers de la médaille de l'extrémisme islamique. A la fois les européens apathiques et les musulmans radicaux ont perdu leur relation au passé et leur confiance dans l'avenir. Il reste peu de lumière entre la résignation européenne et l'extinction culturelle à l'horizon de deux siècles, et l'accélération islamique, «Vous aimez la vie et nous aimons la mort.» Ce qui introduit la seconde loi : Quand les nations du monde voient leur décadence non comme une perspective indéfinie à l'horizon mais comme une réalité prévisible à venir, elles périssent ou se désespèrent tel le patient en phase terminal qui va toucher l'argent de son assurance, une culture qui anticipe sa propre extinction adopte une logique différente de la science politique conventionnelle. La théorie des jeux a tenté de faire de la stratégie politique une discipline quantitative. Les joueurs avec des intérêts à long terme pensent différemment que ceux avec des intérêts à court terme. Un escroc qui ne s'attend pas à rencontrer à nouveau sa victime prendra tout ce qu'il peu et s'en ira en courant, un marchand qui veut voir ses clients revenir, agira honnêtement pour une question de bénéfice personnel. Dans le même ordre d'idée, les nations apprennent qu'il est dans leur intérêt d'agir de manière responsable au monde, pour des avantages à long terme et les avantages d'un comportement approprié surpassent les profits passés de la prédation. Mais que se passe-t-il, si quelques joueurs ne dispose d'aucune perspective temporelle, si dans une guerre existentielle, ils s'attendent à ne plus être là à la n-ixième itération du jeu. Des communautés entières se trouvent ainsi face à une extinction probable et qu'aucune solution pacifique ne leur paraît possible? Des situations similaires apparaissent fréquemment dans l'histoire mais jamais autant qu'aujourd'hui alors qu'un grand nombre de cultures ne survivront pas aux deux siècles prochains. Un peuple qui fait face à l'extinction culturelle pourrait très bien choisir la guerre si elle offre la moindre chance de survie. C'est ainsi que les radicaux islamistes interprètent le prédicat de la société traditionnelle musulmane face à la modernité. Les islamistes craignent que si ils connaissent l'échec, leur religion et leur culture disparaîtra dans le maelström du monde moderne. Beaucoup d'entre aux préfèrent mourir en combattant. Paradoxalement, il est possible que des guerres d’annihilation soit le produit de choix rationnels et l'éventail des choix doit toujours supposer que celui qui choisit continuera à exister. Le critère existentiel fausse le calcul ordinaire de l'échec et du succès. Si un groupe pense que la paix implique sa disparition, il n'a aucune raison de la vouloir. C'est ainsi que les radicaux islamistes du Hamas voient l'avenir de la société musulmane. Un état juif prospère et efficace à coté d'un état palestinien pauvre et peu fonctionnel peut signifier la fin de l'autorité morale de l'Islam et de nombreux palestiniens préféreront mourir que d'envisager une telle alternative. Plutôt que de consigner leurs enfants au milieu occidental de la liberté personnelle et de la licence sexuelle, les musulmans radicaux se battront jusque la mort. Pourquoi, les musulmans, les européens et les japonais vivent-ils sous une menace de mort sociétal? Pourquoi les populations implosent-elles dans le monde moderne? Les démographes ont identifié plusieurs facteurs associés avec le déclin des populations, l'urbanisation, l'éducation et l'alphabétisation, la modernisation des sociétés traditionnelles. Les enfants, dans la société traditionnelle, possédaient une valeur économique comme travailleur agricole et apportant des soins à leurs vieux parents; l'urbanisation et lesdurer-apocalypse.jpg systèmes de pension ont fait des enfants des coûts plutôt que des revenus et l'alphabétisation des femmes est une bonne indication du déclin des populations. Les femmes du Mali et du Niger, pour la plupart, pauvres et analphabètes porteront huit enfants durant leur existence. Les femmes blanches, riches et éduquées en porteront un ou deux. Mais qu'est-ce qui définit si c'est un enfant ou deux? Les enfants recèlent aussi une valeur spirituelle. C'est la raison pour laquelle le degré de foi religieuse explique significativement la grande variation des taux de croissance des populations. Les taux de fécondité le plus bas se rencontrent dans les pays de l'Europe de l'Est ou l'athéisme est resté l'idéologie officielle pour des générations et les plus hauts dans les contrées avec un haut degré de foi religieuse, c'est à dire les États-Unis et Israël. Les démographes identifient la religion comme un facteur crucial de la différences entre les populations dans les pays., Quand la foi s'en va, la fertilité s'évanouit aussi. La spirale mortelle du taux des naissances dans la plus grande partie du monde industrialisé a forcé les chercheurs à penser en termes de foi. De douzaines de nouvelles études mettent le parallèle entre croyance religieuse et fécondité. Pourquoi certaines religions semblent-elles offrir une meilleur protection contre les effets stérilisants de la modernité que d'autres? Le déclin démographique le plus rapide jamais enregistré a lieu, aujourd'hui dans les pays musulmans, l'hiver démographique descend rapidement sur un cinquième du monde ou pourtant la religion apparaît dominante. Plus intrigant encore, pourquoi le christianisme semble-t-il inoculer les gens contre le déclin démographique (en Amérique) mais pas les autres comme en Europe? Ce que nous pensions être le rocher indestructible de la foi s'est évanouit sous la lumière chaude de la modernité. Ailleurs, la foi s'est enrichie de la modernité. Apparemment certains types de foi vont survivre dans le monde moderne et d'autres échouer Les analystes et les politiciens sont mal équipés pour comprendre ces circonstances nouvelles et dérangeantes et leurs implications structurelles en économie et en stratégie politique. Pour faire sens, nous devons faire mieux que la science politique universitaire qui range la foi au rayon des structures de croyances comme une structure parmi d'autres dans sa collection de spécimens. Notre science politique n'a pas les moyens pour faire sens de la crise globale dont la cause ultime est spirituelle. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Des débuts du christianisme au aux lumières du dix-septième siècle. L'ouest voyait la politique au travers de la lentille de la foi. Le traité de Saint Augustin, au cinquième siècle, La Cité de Dieu s'envisageait dans l'état de la société civile sous-jacente et comprit cette société civile comme une congrégation, un corps uni par un amour commun, en opposition à l’État de Cicéron construit sur l’intérêt personnel. Comme si, le traité du cinquième siècle de Saint Augustin décrivait les choix qu'impliquent les remises en questions provoquées par la stase démographique. Les transformations historiques de la pensée politique depuis Machiavel à Hobbes à Montesquieu étapes de la l'avènement de la pensée rationaliste finissent par se focaliser, sans autre perspective, sur la destinée matérielle de l'homme. Le combat pour la vie fait des vainqueurs et des vaincus, ceux-ci sont forcés de de mander la protection des vainqueurs. Cet anthropologie tronquée qui inscrit l'homme dans un combat incessant pour la richesse, la puissance et la gloire. Hobbes lui, la réduit au combat de l'individu pour sa survie, il détermine que, dans l'état de nature, certains individus et certains groupes possèdent assez d'empire et d'imagination pour triompher des difficultés de l'existence et d'autres ; ceux-ci, seront donc forcés d'abdiquer de leur souveraineté afin de demander leur protection. Si vous rajouter le climat, le terrain et les différences de ressources à la recette, la contemplation de l'homme atomisé et entièrement déterminé par son destin matériel s'exprime simplement par le vocable «géopolitique».

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21 septembre 2011

Sodomie et Soufisme en Afghanistan

Les sociologues attachés au deuxième bataillon de Marines en Afghanistan ont fait circuler, l'année dernière, un document interpellant à propos de la sociologie pashtun, sous la forme d'un rapport de terrain sur la sexualité des hommes parmi les alliés afghans de Américains. Le document, rendu disponible par des sources militaires, n'est pas classifié et simplement dérangeant. Ne rien demander et ne rien dire ne fait rien pour qualifier le problème. Ce sont des choses que vous ne voudriez pas connaître et que vous regrettez d'avoir entendu. Les Marines gagnent leur pitance avec l'aide de leurs adjoints sur le terrain, mais le rapport s'interroge sur le fait de savoir si la pédophilie masculine possède une dimension religieuse et culturelle, Tentons d'expliquer pourquoi. La plupart des Pashtuns, indique le rapport, sont engagés sexuellement avec d'autres hommes, des garçons, en fait. En fait, la majorité de leurs contacts sexuels se déroulent avec des hommes. Une sexualité contrainte culturellement, bien qu'elle ne soit pas perçue ainsi par leurs pratiquants paraît affecter une tranche de population beaucoup plus importante que certains chercheurs attribuent habituellement à une inclinaison naturelle. Certaines des raisons évoquées trouvent leur origine dans une ségrégation sévère des femmes, le coût prohibitif du mariage relatif aux codes tribaux et la situation de dépression économique dans laquelle se trouvent placés les jeunes Pashtuns. L'équipe de terrain répondait aux interactions scandaleuses entre les combattants pashtuns et les troupes de l'OTAN dont certaines sont contées sur le mode hilare par la presse, par exemple : "A Bagram, les commandos britanniques revenant d'opérations lointaines dans la montagne, ont parlé d'une nouvelle menace alarmante : se faire draguer par des bandes entières de fermiers locaux homosexuels. James Fletcher, soldat écossais dit : " ils étaient plus terrifiants qu'al-Qaeda, un mec aux ongles des doigts de pied nous offrit de vernir les nôtres. Ils errent dans le village, la main dans la main. Lors de l'opération Condor, des douzaines d'hommes des villages qu'ils devaient sécuriser leur firent des propositions. Un autre témoin, de vint ans : "C'était l'enfer, dans chaque village ou nous nous rendions, nous avions droit à un groupe d'hommes maquillés qui se présentaient à nous, qui touchaient nos cheveux et nos joues en émettant des bruits de baisers." Le problème, écrivent les chercheurs c'est que la société pashtun souffre d'un accès aux femmes extrêmement limité en citant un jeune Pashtun interrogé par l'enquête : "je n'ai eu des relations sexuelles qu'avec des hommes, j'aime bien les garçons mais je préfère les filles, mais on ne peut même pas les voir pour savoir su elles sont belles, mais les garçons, on peut les voir et savoir s'ils nous plaisent." Beaucoup de Pashtuns disent que l'homosexualité est, en réalité, interdite par l'Islam, c'est une garantie de honte et de condamnation. Si l'homosexualité est définie spécifiquement et étroitement comme l'amour d'un autre homme. Aimer un homme serait donc inacceptable et un péché capital dans cette interprétation culturelle de l'Islam. Mais utiliser un autre homme afin de gratification sexuelle serait considérée une option indésirable mais toutefois préférable à des relations sexuelles avec une femme inappropriée, qui, dans le contexte de l'honneur pashtun aurait des bonnes chances de se terminer en revanches et en crimes d'honneur. Quel est la prévalence des relations homosexuelles chez les Pashtuns ? Les chercheurs ont noté que les médecins ont du traité une épidémie de gonorrhée parmi les interprètes locaux de leur camp ? Une douzaine se trouvaient atteints de la maladie sur vingt jeunes hommes interprètes, la plupart par voie anale, C'est plutôt anecdotique et l'échantillon est trop faible pour en tirer des généralisations sur la prévalence de l'activité homosexuelle dans l'ensemble de la région mais vu la difficulté à obtenir de telles informations, elles peuvent servir d'indicateur. Par la nouvelle "le coureur au cerf-volant" publiée en 2003, Khaled Hosseini, les occidentaux ont eu une impression de ce que l'équipe de chercheurs appelle " : une tradition culturelle ouvertement célébrée, depuis les temps anciens, la tradition poétique et artistique de Kandahar adore le imberbes pré pubères comme des icônes de beauté physique. De plus, la vie musicale nocturne renaissante des villes du sud afghan adule les chanteurs males pré pubères dont le statut ne demeure que tant qu'ils n'ont pas mué. Les Pashtuns de Kandahar détiennent une notoriété pour leur homosexualité depuis des siècles, en particulier pour leur passion pour les jeunes garçons naïfs. En 1994, avant l'arrivée des Talibans, les rues étaient pleines d'ados se pavanant, accompagnés de leur papy en sucre. On a appelé Kandahar la capitale homosexuelle de l'Asie du sud. Les Pashtuns sont tellement obsédés par la sodomie que les habitants vous racontent qu'ici, les oiseaux ne volent que d'une aile et que l'autre leur sert à couvrir leur postérieur et que le viol des jeunes garçons par les seigneurs de guerre fut un des facteurs clé dans les mobilisations des Talibans par le Mollah Omar, ajoute le rapport. Et bien que les Talibans découragent l'exhibition, on ne doit pas voir çà indépendamment de la culture et de la tradition d'homosexualité du monde pashtun dont ils font partie, ajoute l'auteur. L'homme qui prend un halekon ( jeune amant male) essayent souvent de l'intégrer à la famille en le mariant à une de ses filles quand le gosse n'est plus jeune assez pour jouer le rôle de l'imberbe. Cela permet de maintenir la relation amoureuse entre le père et le beau-fils, ce qui rend inévitablement l'établissement d'une relation normale avec l'épouse, comme l'explique l'équipe de terrain. Ses résultats sont étonnants mais elle met trop l'emphase sur l'étrangeté de la tradition pashtun sans porter assez d'attention au rôle plus large de l'homosexualité dans la culture islamique, en particulier soufie. Ce que les universitaires considèrent aujourd'hui comme l'age d'or de la poésie amoureuse islamique, le haut moyen age persan, fit de la pédérastie homosexuelle un mode amoureux normatif. A l'époque ou Dante et Pétrarque languissaient pour Béatrice et Laura, leurs vis-à-vis, dans le canon de la poésie islamique, Hafez et Roumi, décrivirent leur infatuation pour les jeunes garçons. Le poète soufi afghan de référence, Abdul Rahman Baba, barde du dix-septième siècle, dont on connaît peu de choses, sinon sa fuite avec un jeune garçon nommé Mujnoon. On le portraiture généralement comme un enfant fleur prématuré voué à la paix et à l'amour, c'est sans doute ce que les Talibans pensent aussi puisqu'ils ont fait sauter sa tombe en 2009. La critique de son art est rare mais ses poèmes sont très voisins du style persan de Roumi. La prévalence de la pédophilie homosexuelle dans la poésie islamique classique aussi bien persane que pashtun, suggère que l'équipe ait raté une dimension importante de la question, son aspect religieux. L'argument est le suivant : La pédophilie soufie ne peut pas être écartée comme une rémanence des vieilles pratiques tribales que l'Islam incorpore souvent. Par exemples, les mutilations génitales féminines. La mutilation génitale est une pratique préislamique inconnue dans l'occident ancien comme nouveau. Même si certaines autorités musulmanes la défendent sur la base du Hadith, aucun n'a jamais proclamé qu'elle menait à l'illumination. On trouve, hélas, des pédophiles partout. De par ses origines, le Soufisme fait d'une pratique, considérée comme étant criminelle en occident, une expérience spirituelle définitive. Mais la pédérastie comme exercice spirituel n'est pas, par son caractère, essentiellement différente des pratiques furtives de pervers occidentaux. Comme l'explique les psychologues, c'est là l'expression d'un narcissisme, l'amour d'une image de soi jeune, idéalisée. Toutes formes de mysticisme contemplatif court le danger que l'objet de l'adoration dans lequel se dissout la personnalité ne se termine par soi-même. Cà sonne bien de chercher Dieu dans tout, c'est à dire nulle part en particulier. Le soi devient le tout, l'ensemble se réalise dans un genre d'onanisme narcissique. L'amant ne peut plus se distinguer du tout. Le soi et le tout s'identifient. Il n'y a rien d'autre dans le Soufisme sinon votre propre ego contemplant le miroir carnavalesque de la mystique. L'adepte ne prie plus Dieu qui est entièrement autre, ni le Dieu de la bible ni le Christ des évangiles, mais bien une version plus jeune et plus jolie que lui-même. Dans ce sens, la pédophilie en Afghanistan peut avoir une motivation religieuse distincte.

31 août 2011

Voilà pourquoi vous ne trouverez pas le sens de la vie

 

Voilà pourquoi vous ne trouverez pas le sens de la vie

On peut admirer la notion bien inadéquate de l'homme qui cherche un sens à l'existence comme on pourrait admirer le neurologue autrichien défunt Viktor Frankl qui interpréta d'une manière clinique l'horrible expérience d'Auschwitz. Et qu'en est-il de l'homme qui se qualifie à rechercher un sens, quelle qu'il soit ? Le dramaturge allemand Bertolt Brecht nous a prévenus dans l'Opéra de Quatre Sous
Ja, renne nach dem Gluck
Doch renne nicht zu sehr
Denn alle rennen nach dem Gluck
Das Gluck lauft hinterher.

(Oui, cours derrière la joie, mais ne cours pas trop vite, parce que tandis que tout le monde lui cours après, elle traîne en suivant quelque part derrière eux). Brecht (1898-1956) était le genre de type à dire du mal du nihilisme, c'est certain mais il avait un bon argument. Il y a quelque chose de pervers à chercher, c'est que nous n'aimons notre vie et que nous voudrions connaître quelque de différent. C'est çà, pour commencer, nous n'aimons pas la vie, nous voilà bien embêtés. Soren Kierkegaard, philosophe, théologien et auteur religieux danois portraiturait son chevalier de la foi comme le genre de gars qui appréciait le bœuf en daube du dimanche. Substituez y ce que vous voudrez, mais si on n'est pas content avec çà, alors… qu'aviez vous donc dans la tête ? Les gens ont de bonnes raisons de regarder la vie de travers car elle contient une belle grosse fuite bien luisante c'est que nous allons tous mourir et que nous deviendrons vieux, malades et fragiles avant d'y passer et tout le bric-à-brac que nous avons accumulé notre vie durant échoira à d'autres gens, si cela ne passe pas directement à la poubelle, et que toutes ces touches de décor dont nous avons joliment cru devoir ajouter à nos personnalités disparaîtront aussi, le numéro de bravoure, l'art du macramé, notre talent pour le ukulélé et la familiarité avec la filmographie de Marcel Carné. Naturellement, ces exemples rendent le problème trivial mais quand nous cherchons sérieusement, nous voilà en train d'inventer d'héroïques effort pour inventer notre identité. C'était un des passe-temps favoris des intellectuels du XX° siècle.

Jean-Paul Sartre, le sage et l'auto caricature éventuelle de l'Existentialisme, enseigna que l'existence de l'homme précède son essence et que dès lors, il peut l'inventer, cette existence, un peu comme çà lui plait. L'argument ne manque pas de sottise mais il a une profonde influence. Il réagissait au conseil de Martin Heidegger ( l'existentialiste allemand chez qui Sartre puisa le plus gros de sa métaphysique). Heidegger nous disait que notre "Etre" est en réalité un "être à la mort". Notre vie va finir et est formée par cette certitude. Franz Kafka le dit plus clairement " le sens de la vie, c'est qu'elle finit". Heidegger (1889-1976) pensait que le seul sens authentique c'est de s'immerger dans les conditions spécifiques de l'époque, ce qui signifiait rejoindre le parti nazi, çà n'a pas trop bien marché et après la guerre, chacun devint existentialiste uniquement pour soi et trouva la chance de s'inventer une identité en accord avec ses goûts. Peu d'entre nous lisons Sartre de nos jours et peut-être, pour la plupart le regrettons-nous ? Et moins encore l'impénétrable Heidegger. Mais la plupart restent encore, sans conteste, les esclaves intellectuels de l'existentialisme du XX° siècle. Nous voulons inventer nos propres identités ce qui implique de faire quelque chose l'unique. Conséquences cataclysmiques pour les arts. Pour

Etre spécial, un artiste doit créer un style unique cela veut dire autant de styles que d'artistes. Jadis, ils étaient éduqués dans leurs cultures respectives, ainsi des milliers d'artistes, peintres et musiciens illustrèrent les autels et composèrent de la musique pour la messe du dimanche et pour l'édification des croyants ordinaires. De ces cultures, subsistèrent quelques artistes tels Raphaël ou Bach. Aujourd'hui, les artistes sérieux s'inscrivent de manière à valider leurs propres inventions tout en infligeant aux étudiants la même sorte de misère. Quand ils arrivent vers le milieu de leur age, ils commencent à comprendre qu'ils n'ont pas trouvé le sens de la vie. En fait, ils n'aiment même pas ce qu'ils font, mais leur manque de crédit professionnel les empêchent de faire autre chose alors ils continuent à le faire. Le grand art de la Renaissance et du Baroque centré sur les églises et le théâtre a disparu. On ne peut demander au plus grand nombre d'assimiler un style nouveau pour chaque artiste ( ni de les critiquer, mais ils le prétendent quand même). Le genre qui parle à tout le monde est celui de la culture populaire, ce n'est pas ce qu'il y a de pire. Beaucoup de gens font des efforts héroïques pour atteindre à un but pour le quel ils n'étaient pas destinés et finissent par se contenter de leurs petites joies kierkegaardiennes du dimanche. Par exemple d'une tenure universitaire. Mais aucune destinée n'est plus déprimante, pour un artiste, qui travaille vraiment à inventer un style nouveau et à obtenir sa reconnaissance. Il se souvient du Roi de Nemi, le prêtre de Diane à Nemi, qui si on en croit Ovide, obtint son office par le meurtre de son prédécesseur et qui, à son tour, sera tué par son éventuel successeur. L'inventeur d'un véritable nouveau style s'est couper du passé et sera retranché du futur par les nouveaux protagonistes inventeurs d'un style unique et individuel. Une chose pire encore que de chercher en vain le sens de la vie, au vingtième siècle, est de l'avoir trouver, surtout pour l'acteur. Jeune rebelle déjà âgé. Comme ils ne sont pas arrivé à mourir jeune, rebelles de l'avenir et du passé, par les merveilles de la découverte, ce qui peut leur arriver de mieux, c'est de disparaître. Ils sont dans la posture du prêtre de Diane, qui dort, un œil ouvert et l'épée à la main, en attendant le compétiteur qui viendra lui faire ce qu'il avait fait à l'autre gars qui l'avait précédé dans le boulot. Et si dans ce cas nous n'avons pas encore trouvé le sens de la vie, il faut bien dire qu'il nous est donner. La tradition, par elle-même, n'est pas une garantie de viabilité culturelle. La moitié de 6.700 langues parlées aujourd'hui le sont par des petites tribus de Nouvelle-Guinée, leur taux d'extinction est effrayant. La fragmentation des sociétés néolithiques peut disparaître en quelques années au contact de la modernité. Mais il existe des traditions qui ont survécu aux siècles et qui, souhaitons le, y survireront encore. Depuis l'épître de Gilgamesh, il y a 5.000 ans, notre quête n'est pas pour le sens mais pour l'immortalité. Comme le disent les dieux à Gilgamesh, tu ne peux trouver l'immortalité en la cherchant. Il faudra bien se contenter de la poule au pot. ./..