29 avril 2010
La légalisation de la prostitution a-t-elle un sens ?
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15 janvier 2010
Göel Ratzon, le messie au harem arrêté à Tel Aviv

Monsieur Ratzon a déclaré :
« Je suis parfait, j’ai toutes les qualités que les femmes désirent »
18:23 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : göel ratzon, messie, harem, tel aviv
19 juin 2009
La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao
Le héros de la première nouvelle de Junot Díaz est un gros dominicain nommé Oscar, un accro du ghetto de Paterson, N.J., et un dévot de ce qu’il appelle avec emphase " les genres les plus spéculatifs ", il veut dire des livres comiques, des livres d’épée et de sorcellerie, la science-fiction et les jeux de rôle, enfin, le fond littéraire pop de mythes et de fantaisies qu’on attribue généralement, aux gars, comme lui, mal adaptés socialement et frustrés sexuellement.
Naturellement, une ou deux générations de nouvellistes, exploitent aussi ce matériau, répétant les narrations qui nourrissaient leur imagination d’enfant et infuser ainsi leurs histoires difficiles et ambitieuses par les scènes d’allégorie, de poussières et de grandiloquence qu’offrent ces genres.
Dans " La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao ", Diaz montre une impressionnante dextérité profitant de son crédit d’auteur, de son bon sens populaire et de son savoir littéraire avec un égal panache.
Une petite épigraphie de super héros de série fantastique, des allusions plus longues à Derek Walcott, prix Nobel de littérature, à " Dune ", à " Matrix " et en particulier au " Seigneur des Anneaux ", résistant à des références de Melville à García Márquez. Son nom peut se prononcer Oscar Wilde auquel il dit qu’il ressemble quand il est habillé en docteur Who pour Halloween.
" Qu’est ce qui il y a de plus sci-fi que Saint-Domingue ? de plus fantaisie que les Antilles " se demande Oscar. Et la question est comment prend-t-il en compte sa terre ancestrale, son folklore, sa politique, sa diaspora qui mena tant d’entre eux dans le nord du New Jersey et à Manhattan. C’est ce qui préoccupe explicitement le créateur d’Oscar.
L’avis de Diaz c’est que la République Dominicaine qui occupe la moitié de l’île ou Colomb atterrit, est le genre de petit pays qui souffre d’une contrefaçon de l’histoire. Depuis le début, elle a été le clos d’accouplement de destinées extérieures et de passions monstrueuses. La nouvelle de Diaz possède l’amplitude d’un esprit libéré qui grandit le titre malgré son nombre de pages modeste. " La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao " contient une multitude de genres et de styles dans le désordre. Le conte de l’adolescence d’Oscar, sans doute la partie la plus subtile du livre, décrit le mélodrame d’un jeune adulte drapé dans la chronique d’une famille à générations multiples d’immigrants mijotant dans le réalisme magique tropical, le féminisme punk rock, le machisme hip hop, des pyrotechnies post-postmodernes de multiculturalisme polymorphe pour remplir une introduction à un mémoire d’études culturelles. Hésitante au début mais certain à la fin, c’est une vois profane, lyrique, éduquée et infatigable, une rixe d’accents et d’idiomes coexistent dans une même personnalité. Les voix appartiennent, pour la plupart, à Yunior, qui glisse graduellement de derrière le rideau de sa narration apparemment omnisciente pour se révéler comme un caractère. I fut, jadis, un compagnon de chambre à l’université et un soupirant de sa sœur Lola, d’un tempérament tout opposé à Oscar qui favorise ne diction précieuse d’autodidacte et affecte parfois le ton viril bilingue assorti de passages didactiques. Et quand Oscar tombe follement et chastement amoureux d’une succession de femmes inaccessibles, Younior, lui, est un séducteur chronique, aspirant auteur, comme Oscar, mais il préfère des genres plus assaisonnés comme " tous les vols et le négoce de drogue… et lol et lol. " Dire que je ne n’ai jamais rencontré un dominicain comme lui serait un euphémisme ", explique Yunior, et en créant, Oscar, Diaz crée un stéréotype pour en subvertir un autre. Tous les Dominicains ne sont pas des paons machistes animés par la sci-fi, et les blancs sont des fanatiques de donjons et de dragons. Bien que ce soit évident ne diminue en rien l’astuce ni la technique avec lesquelles Diaz nous mène dans son histoire. Mais " La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao " n’est pas seulement l’histoire d’Oscar, il a même l’air un peu exilé dans le livre qui porte son nom. La récollection de ses romances tordues, de sa tentative de suicide, de ses amitiés et de ses projets littéraires est interrompue et assombrie par des épisodes de l’histoire ancillaire qui inverse le sentier d’émigration de la République Dominicaine vers les États-Unis et se concentrent sur les femmes de la famille d’Oscar. Sa sœur, une punk rocker, fugue et piste l’étoile, personnage certainement plus vivant et plus magnétique que son frère, comme l’est sa mère Beli, dont la remarquable biographie forme la vraie colonne vertébrale narrative du récit. A Baní, ville de province dominicaine ou elle a grandi, Beli, vrai beauté noire, une fille avec une bourse dans une école privée chic et qui fut, peut-être, la maîtresse d’un criminel notoire. Le douloureux passage de son fils vers l’age adulte fait face à sa propre transformation, inversée. Quand nous la voyons d’abord, c’est une matriarche émigrée fantasque et abusive qui se bat avec sa fille et se tire furieusement du travail et des ennuis. Mais dans les chapitres ultérieurs, Beli aussi est une fille rebelle de plein droit, luttant avec La Inca, la relation pauvre et respectable chez qui elle grandit. Les parents de Beli, un médecin et une infirmière, comme La Inca ne se lassait jamais de la répéter, des membres de la bourgeoisie, tombèrent sous la dictature de Rafael Trujillo, un dictateur à la brutalité impressionnante, même pour l’Amérique latine de la moitié du vingtième siècle. Comme Díaz l’écrit dans une note : " Au premier abord, c’était le caudillo latino typique, mais sa puissance était terminale, ce que les historiens et les commentateurs n’ont jamais vraiment bien saisi ou devrais-je dire imaginé. Ce fut notre Sauron, notre Arawn, notre Darkseid, notre dictateur d’une fois et du futur ". ET ‘est justement pour cette raison que Trujillo est un superbe butin pour Díaz, qui nettoie les villes et les villages de son pays dans les années quarante et cinquante, période à l’ambiance violente, sensuelle et exotique.
L’île peut être maudite et hantée, mais elle est aussi enchantée, même les souvenirs les plus amers semblent adoucis par la nostalgie. Les esprits mauvais périodiquement invoqués pour expliquer la malchance de la famille d’Oscar sont, pour lui aussi, des gris gris et des porte-bonheurs. Sans les horreurs et les superstitions du vieux pays, sans la douceur tropicale que réfléchit la prose de Diaz même dans les moments de grande cruauté, Oscar Wao ne serait qu’un autre mec avec une affiche d’Akira au-dessus de son lit et une ribambelle désespérée d’obsessions sexuelles non consommées. L’anachronisme entre la vie d’Oscar et son hérédité est résolu de manière violente et peu convaincante dans la partie finale du livre, c’est le vrai sujet de " La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao ". C’est, presque en dépit d’elle-même, une nouvelle d’assimilation, une chronique fracturée de l’ambivalence, le mouvement, l’accès inexorable des enfants d’immigrants à la classe moyenne ou les drames incroyables et terribles endurés par leurs parents et leurs grands-parents au vieux pays sont devenus un genre en soi.
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15 juin 2009
Thomas Stevenson par son fils
La mort De thomas Stevenson ne signifie pas grand chose pour le lecteur. Ses services au genre humain prit des formes que le public connaissait peu et qu’il ne comprenait pas. Il arriva, seul, à Londres pour des raisons pratiques et restait toujours un étranger et un provincial convaincu; vivant pour des années dans le même hôtel où sont père séjourna avant lui, fidèle au même restaurant, à la même église et au même théâtre, simplement choisis pour leur proximité et refusant consciencieusement de dîner dehors. Il avait, bien sûr, un cercle qui lui était propre, à la maison; peu d’hommes furent plus aimés, à Édimbourg, il respirait l’air qui lui plaisait et où qu’il se rendit,
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14 juin 2009
Littérature et Totalitarisme - George Orwell
Nous ne sommes pas dans un age critique, c’est un age d’esprit partisan et de détachement, un age ou il est particulièrement difficile de trouver des mérites littéraires à un livre avec lequel vous n’etiez pas d’accord. La politique, la politique dans son sens le plus général a envahi la littérature à un point inhabituel ce qui a amené à la surface de la conscience publique l’idée d’un combat incessant entre l’individu et la communauté. En pensant à la difficulté d’énoncer une critique honnête et non-biaisée à une époque comme la notre, on commence à appréhender la nature de la menace qui pèse sur toute littérature à venir. Nous vivons à un age ou l’individu autonome a cessé d’exister peut-être devrais-t-on dire, dans lequel l’individu a perdu l’illusion d’être autonome. Maintenant, tout ce que nous disons sur la littérature, et par-dessus tout, ce que nous disons à propos de la critique, nous prenons l’individu autonome comme donné.. Toute la littérature européenne, je parle de celle de ces quatre cent dernières années, est construite sur le concept de l’honnêteté intellectuelle ou si vous préférez sur la maxime de Shakespeare "Soit vrai à toi-même". La première chose demandée à un auteur est de ne pas nous mentir. Qu'il nous dira ce qu’il pense et ressent réellement. Ce qu’on peut dire de pire à propos d’un art c’est qu’il manque de sincérité. C’est encore plus vrai pour la critique que pour la littérature, chez laquelle une certaine quantité de réduction, de pose et de maniérisme et même de mauvaise foi importe peu si l’auteur est fondamentalement honnête avec son art. La littérature moderne est essentiellement une histoire individuelle. C’est soit l’expression véridique de ce qu’un homme pense, soit rien. Si nous prenons cette notion comme garantie, aussitôt que nous la mettons en mots, nous réalisons à quel point la littérature est menacée. Mais dans cet age de l’État totalitaire, qui ne veut pas et probablement ne peut pas allouer à l’individu quelque liberté que ce soit. Quand on mentionne le totalitarisme, on pense tout de suite à la Russie, à l’Allemagne ou à l’Italie, mais on peut craindre que le phénomène se généralise mondialement. Il est évident que le système capitaliste primitif voit la fin de ses beaux jours alors qu’une contrée après l’autre adopte une économie centralisée qu’on peut appeler socialisme ou capitalisme comme on préfère. Comme ceci la liberté économique de l’individu et, dans une grande mesure, sa liberté d’aimer ce qu’il veut, de choisir son travail, se promener sur la surface de la terre arrive à son terme. Jusque récemment on en voyait mal les implications. On n’a pas réalisé que la disparition de la liberté économique pourra avoir un effet sur la liberté intellectuelle et le socialisme perçu comme une sorte de libéralisme moralisé. L’État prendrait soin de votre vie économique, vous libérerait de la crainte de la pauvreté, du chomage, etc.…, mais il n’aurait aucune raison d’intervenir dans votre vie intellectuelle personnelle. L’art pourrait fleurir tel qu’il l’a fait à l’age capitaliste libéral et même mieux puisque libéré des compulsions économiques. Si on examine l’évidence existante, on doit admettre que ces idées se sont trouvées falsifiées. Le Totalitarisme a aboli la liberté de pensée à un point inconnu aux ages précédents. Il est important de réaliser que le contrôle de la pensée n’est pas seulement négatif mais aussi positif. Il ne vous interdit pas seulement d’exprimer mais aussi de penser, certaines pensées, mais il dicte ce que vous devriez penser, il crée une idéologie pour vous, il essaie de gouverner votre vie émotionnelle ainsi qu’à vous imposer un code de conduite. Et autant que possible de vous isoler du monde extérieur, il vous enferme dans un univers artificiel ou vous n’avez aucuns termes de comparaisons. L’État totalitaire, à n’importe quel rythme, essaie de contrôler les pensées et les émotions de ses sujets, au moins aussi complètement qu’il contrôle leurs actions. La question importante pour nous est donc de savoir si la littérature peut survivre à une telle atmosphère ? Je pense qu’on peut répondre rapidement que non. Si le totalitarisme devient mondial et permanent, ce qu’on sait c’est que c’est la fin de la littérature, ce qui ne veut pas dire, aussi plausible que cela peut apparaître de prime abord, que ce n’est que la littérature européenne post-renaissante. Il existe des différences vitales entre le totalitarisme et toutes les orthodoxies du passé, en Europe comme en orient. Ce qui il y a d’important c’est que les orthodoxies du passé n’ont pas changé rapidement. Dans l’Europe médiévale, l’Église vous dictait ce que vous deviez penser, mais au moins cela permettait de conserver les mêmes croyances du début à la fin de l’existence. On ne vous disait pas de penser une chose le lundi et une autre le mardi et c’est plus ou moins vrai pour la plupart des orthodoxes, des chrétiens, des hindous, des bouddhistes et des musulmans. D’une certaine manière, leurs pensées sont circonscrites, mais ils passent toute leur existence dans un cadre de pensée, ses émotions n’en sont pas oblitérées. Avec le totalitarisme, c’est exactement le contraire, La particularité de l’état totalitaire est que la pensée est le contrôle de la pensée, il ne lui apporte aucun soulagement, il impose des dogmes absolus en les altérant jour après jour. Il a besoin de dogmes puisqu’il veut l’obéissance absolue de ses sujets mais il ne peut éviter les changements dictés par la politique de puissance. Il se déclare infaillible tout en attaquant simultanément le concept de la vérité objective. Pour prendre un exemple aussi brut qu’évident, chaque allemand en septembre 1939 regardait le bolchevisme soviétique avec horreur et aversion et depuis septembre 1939 il devait le regarder avec admiration et affection. Et comme la Russie et l’Allemagne se feront la guerre deux ans plus tard, ils subissaient à nouveau un changement violent. On attendait donc si c’était nécessaire de la vie émotionnelle allemande, de ses amours et de ses haines qu’elle s’inverse au cours de la nuit. Insistons sur l’effet de ce genre de chose sur la littérature. L’écriture étant largement une question de sensations que l’extérieur ne peut pas toujours contrôler, il est facile de payer de mots l’orthodoxie du moment. Mais un écrit, quelle que soit sa conséquence, peut uniquement se produire quand l’homme sent la vérité de ce qu’il rédige. Sans quoi l’impulsion créatrice est absente. Constatons, comme évidence, que les changements émotionnels des suiveurs, sollicités par le totalitarisme sont psychologiquement impossibles. C’est pourquoi suggérons que si le totalitarisme triomphe partout dans le monde, la littérature telle que nous la connaissons voit venir sa fin. Et ce fut l’effet du totalitarisme, en Italie, la littérature s’est retrouvée infirme et an Allemagne, elle avait presque cessé d’exister. L’activité la plus caractéristique des Nazis consistait à brûler des livres Même en Russie, la renaissance littéraire, un jour espérée, ne s’était pas manifestée et les écrivains russes les plus prometteurs montraient une propension marquée à se se suicider ou à disparaître en prison. Donc, le capitalisme libéral est à l’article et la littérature deviendra inévitablement maudite. Mais ne croyons pas cela et l’espoir de la survie de la littérature réside dans ces pays ou le libéralisme a enfoui ses racines les plus profondes, les pays non militaristes, l’Europe de l’Ouest et les Amériques, peut-être l’Inde et la Chine, ce n’est sans doute qu’un vœu pieux. C’est une alternative possible pour une économie collectivisée, ces pays sauront comment évoluer vers une forme de socialisme qui ne serait pas totalitaire et ou la liberté de pensée pourrait survivre à la disparition de l’individualisme économique. C’est le seul espoir, pour ceux qui espèrent dans l’éclat des lettres, pour qui que ce soit qui pense qu’elle joue un rôle central dans le développement de l’histoire humaine, doit aussi voir la nécessité vitale de résister au totalitarisme, qu’il soit imposé de l’extérieur ou de l’intérieur
14:02 Publié dans Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ittérature, totalitarisme, george orwell




