04 mars 2010
"Une histoire très courte"
Il faisait chaud à Padoue, ce soir là, ils l'emmenèrent sur le toit et il pouvait voir toute la ville à ses pieds, Quelques fumerolles, puis l'obscurité se fit, Les autres redescendirent en emportant des bouteilles. Lui et Luz pouvaient les entendre, en bas, sur le balcon, Luz s'assit sur le lit, elle était détendue et fraiche dans la nuit chaud, Depuis trois mois, Ils étaient trop content de la laisser faire la nuit, Quand on l'opéra, c'est elle qui le prépara pour la table d'opération, ils plaisantèrent sur ami/ennemi,il reçu l'anesthésique, concentré, pour ne pas bavarder sottement à propos de lui-même en s'endormant, Il prenait sa température lui-même pour éviter à Luz de le faire , en arrivant, Il n'y avait que quelques patients et ils connaissait tous sa condition, Ils aimaient tous Luz, en retraversant les corridors, il pensa à Luz, dans son lit, Avant de retourner au front, ils visitèrent la cathédrale et prièrent, tout était éteint et tranquille, d'autres gens priaient, Ils voulaient se marier, mais le temps manquait pour publier les bans et aucun ne possédait de certificat de naissance Mais ils se comportaient comme s'il l'étaient et ils voulaient que tous le sache comme pur ne rien perdre de cette résolution, Luz lui écrivit souvent de nombreuses lettres qu'il n'obtint qu'après l'armistice,une quinzaine, pourtant, arriva sur le front, ils les tria soigneusement et les lu tout d'un coup dans leur ordre chronologique, Elles parlaient toutes de l'hôpital, de combien elle l'aimait, qu'elle ne pouvait vivre sans lui et qu'il était terrible, de trouver son lit vide, la nuit. Ils avaient convenu, qu'après l'armistice, il rentrerait pour trouver du travail et Luz puisse venir à New York et qu'ils puissent se marier. Il était bien entendu qu'il ne n'irait pas voir ses amis un peu partout pour aller boire avec eux, Seulement, trouver du travail et se marier, Dans le Padoue Milan, ils se querellèrent parce qu'elle ne voulait pas venir tout de suite. Mais ils durent se dire au revoir à la gare de Milan, ils s'embrassèrent mais l'affaire n'était pas réglée, il se sentit mal de se dire au revoir ainsi. Il embarque à Gènes pour l'Amérique, Luz retourna à Pordonone pour ouvrir un hôpital. L'endroit était isolé et pluvieux, un bataillon d' Arditi campait dans la ville, Vivant dans cette ville boueuse et mouillé en hiver, Le Major du bataillon fit l'amour à Luz, elle n'avait jamais connu d'italiens auparavant, et écrivit, finalement, en Amérique pour lui dire que leur affaire n'avait été qu'une passade, qu'elle était désolée, que sans doute, il ne comprendrait pas, qu'un jour, peut-être, il lui pardonnerait et lui serait reconnaissant, qu'elle s'attendait, de façon tout à fait imprévue à se marier au printemps, Elle l'aimait, comme toujours, mais qu'elle réalisait maintenant que ce n'était qu'une aventure, Elle était sur qu'il connaitrait une grande carrière, qu'elle croyait en lui absolument et que tout se passerait pour le mieux. Le Major ne l'épousa pas ni au printemps ni jamais, Luz ne reçu jamais de réponse de sa lettre à Chicago, Peu après, il contractait une gonorrhée d'une vendeuse de grand magasin, dans un taxi, en traversant Lincoln Park
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18 octobre 2009
Arthur Miller, Dernières nouvelles
" Je suis dans mes épaulières " annonce le personnage dans une des nouvelles courtes d’Arthur Miller. Il en a une paire mais ce n’est pas exactement ce qu’il veut dire : il parle du succès de sa carrière dans l’industrie de l’épaulière dont il est fier d’étre le gérant jusqu’au Mississippi. L’homme à qui il parle, un droits d’auteur, un peu usé, non sans rapport avec l’auteur lui-même, ressent du soulagement de ne pas avoir connu l’échec de ne vendre des épaulières qu’en Nouvelle- Angleterre. Comme dans son œuvre de théatre plus connue " Mort d’un Commis-Voyageur " , Miller s’accorde bien à la vulgarité insistante engendrée par une société sans filet de sécurité et à la souffrance humaine qu’elle cause. Un autre personnage, émigrant polonais cultivé, devient fou en cherchant un peu de respect. Il n’en trouve pas plus que de culture a Detroit, et il ne peut s’adapter à une société nager ou couler ou " vous êtes soit un succès soit un échec, pas un homme avec un nom. "
En dépit de leurs soucis communs, les drames de Miller et ses nouvelles sont distinguément différents, comme il le dit dans son introduction. Il y a de la grandeur dans le théatre et il décrit le conte comme un genre de bungalow. L’analogie est modeste et charmante, trop modeste, en réalité, mais elle montre son sentiment pour les petites choses ordinaires de la vie. La présence est un événement littéraire puisqu’elle réunit, pour la première fois, tous ses bungalows, comme un petit quartier de fictions. Les histoires plus anciennes, " Je n’ai plus Besoin de Toi " , plus longue qu’une nouvelle et " Une Fille d’Intérieur ", sont complètes, aujourd’hui, publiées en triple volume dans la défunte collection Presence, deux ans après la mort de l’auteur en 2005. Son travail change considérablement au cours de ces 16 nouvelles, mais il y a des continuités, y compris des moments néo-mystiques d’exultation finale et un respect informé dans ce qu’il écrit à propos du travail physique, que ce soit souder, construire un barrage, pour un castor ou danser des claquettes. Dans l’histoire d’un juif américain nommé Harold May, qui dance face à Hitler. Le héros note que son jeu fonctionne bien dans les districts avec des travailleurs de l’acier qualifiés et les machinistes : " Si ils savent monter des machines, ils ont une tendance à aimer regarder les claquettes. " Pour toutes ces raisons, l’emphase sur la vie des cols bleus dans d’autres nouvelles plus anciennes et plus précises peut rester lourde et oppressive, à l’unisson de préoccupations rassassiées à propos de racines et de paternité, généralement juives ou italiennes. Il y a danvantage de choix identitaires dans la nouvelles principale " Une Fille d’intérieur ", qui suit une femme faite, Janice Sessions, de son mariage à un communiste appellé Fink ("Ne t’inquiète pas, Staline sait ce qu’il fait"), jusque sa séduction par un professeur d’existentialisme dans son bureau, 20 ans de bonheur avec un mari aveugle et un engagement dans les droits civils, brassage sentimental quoi qu’émouvant puisqu’il rappelle à la fois le théatre et la nouvelle et possède aussi cette qualité schématique de la vie de Janice comme histoire de la gauche intellectuelle américaine. Avec ces nouvelles tardives publiées chez Presence, Miller se libère dans le sens qu’elles donnent, à celles du début un impact encore plus juste et plus dénué de concessions. Le style est souvent plus simple, mais les thèmes sont plus complexes et plus ouverts, les récits plus purs et résistants mieux à la paraphrase. Un gamin de treize ans va s’acheter un bébé bouledogue et tombe, surpris, sous le charme de la vendeuse. Dans l’histoire titre, un voyeur idiot observe un couple sur une plage (" muets comme des singes, tous deux coincés dans la cage de leur silence emplissant la longueur de la plage encore vide "). Dans " La Performance " , Harold May est brièvement fèté par les nazis pour sa dance, s’interroge sur les ruines de l’Allemagne ce qui le fait penser à la folie du rêve politique. Mais les rêves sont plus généreux dans la " Nature Morte à la Térébenthine ", qui raconte l’histoire de la vision d’un homme, condamné par la maladie, de construire une chaudière à la térébenthine dans la jungle haïtienne qui bénéficie à la population locale. Çà devient une obsession, comme de créer une œuvre d’art. Trente ans plus tard, un ami va voir ce qui est arrivé à la chaudière. D’un coté, c’est une histoire hantée par les avatars de la gauche vieux style et du commerce disparu de l’indignation morale. (" L’idée l’intéressait, dans la distance , comme un vieil air de jazz "). L’atmosphère, allégorique mais retenue, vous fait tourner les pages jusqu’à la fin pour le plaisir, comme la plupart des pièces de cet ouvrage. La collection complète révèle un talent maturé qui ne cesse de grandir et d’évoluer.
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08 octobre 2009
Herta Müller
Herta Müller est une essayiste et nouveliste très prolifique, ses travaux font le portrait de la destruction humaine induite par la dictature roumaine et le déracinement de l’exil politique. Elle est née en aout 1953 dans le village germanophone de Nitzkydorf, dans le Banat. Elle quitta son village pour étudier les littératures roumaine et allemande à l’université de Timisoara. Elle devint membre du Groupe d’Action du Banat constiyué d’écrivains germano-roumains idéalistes cherchant la liberté d’expression sous le règne de Ceaucescu. Après la fin de ses études, elle fut employée dans une fabrique de machines qui la jeta à la porte pour avoir refusé de coopérer avrc la police secrète. A cette époque, elle écrivait les histoires courtes qui firent la collection Niederungen. Ses démèlés avec la censure l’empèchèrent de publier la collection avant 1982, sous une forme radicalement modifiée. Niederungen (les Ordonnances) suivi, deux ans plus tard, par Drückender Tango (le Tango des Opresseurs) ou l’artiste décrit l’hypocrisie de la vie villageoise et de l’oppression brutale des non-conformistes. Elle dessine le portrait de la mentalité de zélote faschiste de la minorité allemande, son intolérance et sa corruption. Il va sans dire qu’elle fut durement étriée d’ainsi détruire l’image idyllique de la vie rurale allemande en Roumanie. Müller travaillait comme enseignante, quand le manuscrit non-censuré de Niederungen se retrouva en Allemagne, publié par Rotbuch Verlag, il remporta un succès critique instantané. Après un voyage au salon du livre de Frankfort où elle parla publiquement contre la dictature roumaine. Elle continua à écrire bien que sa situation en Roumanie devenait intolérable. En 1987, Elle émigra à l’ouest, avec son mari, Richard Wagner. Elle vit depuis à Berlin. Beaucoup de ses œuvres reflètent sa propre histoire. Der Mensch ist ein großer Fasan auf der Welt (Les Gens sont le plus gros Faisan du Monde)(1986) déroule la chronique d’une famille de paysans germano-roumains qui essaie obtenir des passeports pour quitter le pays. Comme les travaux précédents, ce conte expose la corruption brutale du village en démontant comment les officiels, du postier au curé demandent de plus en plus de faveurs matérielles et sexuelles pour ceux qui demandent à quitter le pays. Ceci tout comme la collection Barfüßiger Februar (février à Pieds Nus) (1987), écrit alors que Müller attendait la permission d’émigrer à l’ouest. Reisende auf einem Bein (Voyager sur une Jambe) (1989), décrit les problèmes d’installation à l’ouest, et les sensations d’aliénation qui pourrissent l’exil politique De nombreux essais tel Eine warme Kartoffel ist ein warmes Bett (Une Pomme de Terre Chaude est un Lit plus Chaud encore)(1992) sont des réflexions sur les évènements politiques, écrites dans la perspective d’une femme qui refuse d’employer le mot patrie Un second volume d’essais, Der Teufel sitzt im Spiegel (Le Diable est dans le Miroir)(1991) y compris une série de lectures "Gedanken zum Schreiben"(Merci à l’Ecriture) tenues à l’Université de Paderborn en 1989-1990. C’est la clé indispensable pour comprendre les tensions et les conflits qui donnent naissance à l’imagerie poétique de son œuvre. Le volume comprend une série de collages combinés à du texte. 94 collages fuent publiés sous le titre Der Wächter nimmt seinen Kamm ( le Gardien connaissait son Peigne). Vom Weggehen und Ausscheren (du Départ et des sorties) en 1993 ; La densité des images poétiques concentré en des pages sans chapitres, forme un réseau évolutif de motifs donnant l’unité de l’ensemble. La nouvelle Der Fuchs war damals schon der Jäger (le renard était déjà le Chasseur) (1992) est une refonte complète du Der Fuchs der Jäger, (le Renard est le Chasseur) coécrit avec Harry Merkle. Le caractère principal est un instituteur harassé par la police secrète roumaine. Par la synecdoque, Müller portraiture la fragmentation du moi qui s’opère dans une nation gouvernée par la peur. Une autre nouvelle Herztier(Bete de Coeur) (1994) est l’expression la plus riche en date de la vie sous la dictature roumaine qui relient l’enfance réprimée de la narratrice à l’oppression brutale de l’Etat. Dans Hunger und Seide (la Fain et la Soie)(1995), collection d’essais qui relatent sa situation de non-conformiste et de dissidente à Nitzkydorf et à Timisoara. Ses œuvres sont caractérisées par un langage pur et des métaphores métonymiques à la fois récurrentes et évolutives dans tous ls contes. L’oppressivité des thèmes est allégée par la beauté de sa prose et les éclats d’humour qui soulignent certaines de ses images. Par les mots et par l’action, Müller continue à démontrer son her indépendance du dogme de l’église et de l’état et n’a cessé de critique ces écrivains d’Allemagne de l’Est qui ont collaboré avec la police secrète. Elle a donné sa démission du Pen club pour protester contre sa fusion avec l’ancienne branche de l’est. Elle a obtenu de nombreux prix littéraires, entre autres les prix Marieluise-Fleißer(1990), le Prix Littéraire Kranichsteiner (1991), le Prix Kleist (1994), le Prix Europeen "Aristeion" (1995).
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02 octobre 2009
Le Symbole Perdu par Dan Brown
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08 août 2009
Une biographie de Judas
Le nom " Judas " est empoisonné, il est attaché à l'espion de la porte de prison, au ver à soie sans soie qui pend, mort, d'un arbre, l'animal dépecé par le chasseur comme appât et la chaise à clous utilisée pour infliger des tortures sexuelles aux hérétiques, c'est un libelle politique, une accusation chantée par un chanteur populaire qui trahit ses racines, une malédiction collée à un ami qui retourne sa veste. Personne, aujourd'hui, c'est certain, ne souhaiterait appeler son enfant Judas. Susan Gubar vient de publier une "bio graphie" qui porte ce nom. Ce n'est pas une tentative quichotesque pour écrire la vie d'un homme que le nouveau testament n'évoque que douze fois. Ce n'est pas l'étude de sa vie mais de son appréciation, dans l'art, la littérature et l'histoire de l' Ouest. L' histoire de 2.000 ans de nombreux Judas, apôtre anomale, traître et paria, l'embrasseur homophilique du Christ, le Zélote irritant et l'homme tombé sans joie pour la rédemption. De manière plus dérangeante; c'est l'histoire d'un Judas au nez crochu, roux, jaune qui hante tant de peintures de la dernière cène, assis de l'autre coté de la table dans un isolement torturé. C'est la représentation du totem antisémite monstrueux incarné dans le Judas-Juif. Il n'avait pas commencé carrière comme monstre. Les écrits bibliques les plus anciens ne font même pas allusion à son nom, d'ailleurs, ils ne parlent pas de la résurrection non plus. Paul ne semble pas en avoir entendu parler, notant simplement: "Jésus fut trahi" La question n'intéresse guère Marc qui ne fait que s'indigner sur son gaspillage de l'huile sainte déjà si chère qui donne à Jésus son baiser infâme et disparaît de l'histoire. Pendant toute la durée du premier siècle, les relations entre les chrétiens et les Juifs se détériorèrent, Les évangiles commençaient à rendre responsable de la crucifixion, les prêtres et les pharisiens plutôt que les Romains et leur nécessaire agent double. Judas devint "l'apôtre juif" solitaire avant que l'apparition de Jésus et ses siens. D'autres générations allèrent plus loin et les historiens nazis sont aller jusqu'à écrire que Jésus, venait, en réalité d'une tribu galiléenne non juive. en résumé Judas grandit en danger et en importance. le Judas de Matthieu est un intrigant déguisé, mais il se pend de remord. Le judas satanique, possédé, de Luc n'arrive pas à donner le baiser à Jésus car il est écarté et finit ses jours prosaïquement de telle manière qu'il s'ouvrit du milieu et que ses tripes en sautèrent A l'époque ou Jean rédigea son évangile, Judas étais devenu le trésor de guerre des apôtres et un démon sous forme humaine de plein droit. Gubar souligne laborieusement que la nature de Judas a subsisté au travers de nombreuses périodes l'histoire. Mais elle indique aussi une large progression de la disgrâce à la dignité. La première fut profonde. Dans l'art médiéval Judas devient le démon lycanthrope qui mord autant qu'il embrasse, caricature boursouflée, aux taches de sang, exécrable avec une bourse qu'il traîne comme un utérus distendu suivi d'avatars aussi divers que Shiloh ou le Dracula de Bram Stocker. Son ascension finit par atteindre un affreuse apothéose antisémite dans l'extraordinaire jaculation de Martin Luther. Comme le tripes de judas commence à danser, Luther imagine les juifs attendre au pied de la potence avec des vases d'or et d'argent afin d'attraper l'explosion. Et luther ajoute: qu'ils prirent aussi son urine la mélangèrent aux excréments, qu'ils partagèrent ce repas en buvant, raison pour laquelle ils développèrent un regard si perçant. La Renaissance essaya encore un peu plus loin. Les artistes se focalisèrent sur le baiser de Judas avec une telle attention aimante, qu'il fit moins peur. Comptes-rendus tourmentés, sophistiqués et même érotiques en lisant la virtuosité de Carracci, Caravage et les autres, Gubar nous convainc que Judas peut aussi apparaître comme une silhouette sexuelle trahissant son ami et pris dans les bras de la loi et non ceux de son amant, finalement bannie des cieux. L'auteur est très douée dans ce type de relecture de l'art et de la littérature et a passé au moins la moitié de ses livres à fureter les poèmes, les pièces, les films représentant Judas qu'elle utilise pour calligraphier son contrepoint. Sa démonstration nous explique comment la sympathie pour Judas s'est accrue pendant les Lumières et comment les écrivains commencèrent à remettre en question le justice divine qui demandait tant de souffrances non seulement de Jésus mais aussi de Judas. L' essayiste opiomane Thomas De Quincey dit que c'était son coeur brisé qui se répandit et le Méthodiste Charles Wesley remercie son Seigneur de libérer non seulement le juste mais aussi "Judas, Esau, Cain, et moi". Susan D. Gubar couvre un terrain qui coupe le souffle, de Dryden à Thomas Hardy en passant par la propagande nazie et " La Dernière Tentation du Christ" de Nikos Kazantzakis’s en 1960 qui fait de Judas l'homme de paille du plan divin. Elle privilégie l'art et non la théologie ou l'histoire des idées, ce qui rend ses écrits un peu glissant sur la surface. Le chapitre final, néanmoins récollection de l'ouvrage, n'en est pas moins magnifique parce que Judas compte aujourd'hui et chaque réinvention de son personnage reconfigure Jésus puis il n'est pas L'antéchrist mais une figure spéculaire, par qu'il évoque l'évolution de l'attitude du christianisme à l'égard du judaïsme et qu'il nous réfléchit. Il incarne notre nature la plus sombre, notre capacité pour la misère, le désespoir et l'égoïsme. Il n'est pas seulement le négatif ultime mais aussi l'ennemi intérieur.
13:17 Publié dans Culture, histoire, livres, Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : judas, iscariote, susan gubar, religion




