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13 avril 2011

Israël vainqueur des révoltes arabes

Les victimes civiles sont la devise de la diplomatie du moyen-orient, La question militaire n'est pas de savoir si Israël peut battre ses opposants mais si la permission lui est octroyée. L' Iran et la Syrie ont fourni 50,000 missiles à Hezbollah, pour la plupart capables d'atteindre n'importe quelle cible en Israël avec précision. Beaucoup sont cachés sous les maisons, les écoles et les hôpitaux. Des milliers de gens servant de boucliers humains involontaires périront si Israël décide de les détruire. Trop de dommages collatéraux «  ferons tache sur la conscience mondiale », comme le dit le président américain. En reconnaissant le phénomène libyen, le Président Bashar al Assad et les autres dictateurs arabes ont renforcé la position stratégique d'Israël en faisant bon marché de la vie des Arabes. L'autre vendredi, 34 Syriens sont morts, durant les manifestations. 170 sur trois semaines. L' estimation des morts libyens se situent entre 1.000 et 10.000. Personne ne fait fort attention à la vingtaine de morts des ripostes israéliennes récentes sur Gaza. Le 7 avril le porte parole du département d'état a «  condamné dans les termes les plus vifs » les frappes d'Israël. Mais personne n'a évoqué sa réponse. C'est la réponse de Cassandre aux évènements à venir. Assad peut s'accrocher au pouvoir mais la Syrie s'évanouit comme négociatrice potentielle. Une paix compréhensive est impossible sans la Syrie, raison pour laquelle, Washington ne demande pas l'éviction d'Assad comme celle de Kaddafi. Ceci demanderait l'annonce officielle de la mort des accords d'Oslo. La remise en question de sa sécurité alimentaire fera que la Syrie restera impuissante. Ce qu'Israël peut faire de mieux, c'est de rester enterrée jusqu'au élections américaines de 2012 tandis que ses adversaires s'enfoncent dans le chaos tout en calculant le moment opportun pour régler ses comptes avec le Hezbollah et le Hamas. L' Iran et ses alliés, ne peuvent défaire Israël dans une guerre ouverte, mais ils espèrent mener des actions qui tendraient à l'isolement diplomatique et à l'imposition de la ligne de cessez le feu de 1949. Avec seulement 13 kilomètres entre les territoires arabes et la mer, Israël deviendra vulnérable au nord, au sud et à l'ouest de ses frontières et plus contrainte encore par la présence de l'action militaire d'un état palestinien reconnu. La Syrie et l'Iran croient que par cette tactique du salami, la position de l'état d'Israël deviendra éventuellement intenable. Le seul pays dont la voix pèse réellement, c'est celle des États-Unis. L'administration précédente a rejeté explicitement cette tactique en échange du retrait de Gaza. Dans une lettre à Ariel Sharon, Bush constatait : « A la lumière des nouvelles réalités sur le terrain, y compris celle de centres de population majeurs d'Israël, il n'est pas réaliste de penser que le résultats de négociations statutaires finales se solderont par un retour aux lignes d'armistice de 1949. » D'autre part, Condoleeza Rice avait mis au point un arrangement pour la guerre de 2006 sur la frontière nord en forçant Israël à accepter les garanties internationales pour démilitariser le sud Liban, ce que la Syrie et l'Iran ignorèrent et que l'Amérique ne fit rien pour appliquer. Au contraire, Obama s'appuie sur des conseillers qui ont, dans le passé, proposer une intervention militaire internationale. Samantha Power, architecte supposée de la récente intervention en Libye et passage obligé de la campagne d'Obama en 2008 avait déclaré dans une interview qu'elle faisait explicitement appel à une solution militaire afin d'imposer une solution : « les deux chefs politique, Sharon comme Arafat restent dans un silence glacé, ce qui demande, malheureusement, une intervention extérieure. » Power a accusé le coup, durant la campagne, à cause d'une insulte délivrée à l'intention d' Hillary Clinton. Elle ne reçu, pour cela qu'un poste mineur, pour les droits de l'homme, au conseil national de sécurité d'Obama. Mais, depuis, elle a émergé comme le conseiller privilégié d' Obama pour le moyen-orient. Elle désavoua sa proposition d'intervention de 2003, mais il très improbable que son point de vue puisse avoir changé au regard de sa dévotion à la politique des « droits de l'homme » Un article La Revue Nationale concluait : « Obama et Power essaient de nous habituer à une nouvelle vision de la guerre et de la place des États-Unis dans le monde. » L'objet de l'intervention n'est plus de protéger les USA ou les intérêts américains, mais de faire des victimes. Power n'est pas seulement insidieuse, elle est aussi incompétente. Ses prix littéraires ne l'ont pas préparer aux réalités du terrain au moyen orient. Elle a tiré trop fort en Libye et embarrasse ainsi la nation. Les frappes de l'OTAN ont eu peu d'impact et la fanfare hétéroclite des rebelles ( y compris des éléments d'al Queda) se sont dissous avant même que Kaddafi ne contre attaque. L' Amérique a liquidé son vieil allié Moubarak et bombardé Kaddafi, qui collaborait à leurs efforts anti-terroristes, sans parvenir à le déloger. L'intervention limitée aidera à prolonger la guerre civile et la catastrophe sanitaire, réduisant à néant l'argument de l'intervention humanitaire. Les doutes de Goldstone sur son propre rapport ne peut que rasséréner Israël. Susan Rice ambassadrice américaine aux Nations-Unies a dit que les États-unis voulait voir son rapport disparaitre de la commission des droits de l'homme de l'ONU. La Syrie sera impossible à stabiliser, victime, derrières ces tensions, d'un passif socio-économique extrêmement grave. C'est un aspect important de la question syrienne que les observateurs occidentaux ont bien de la peine à cerner, La société syrienne est trop fragile pour absorber des réformes avec 30% des Syriens vivant en dessous du seuil de pauvreté : «  L'agriculture syrienne souffre de son accès à une 'économie de marché' L'introduction de nouveaux modes se subsidiations en application des traités de commerce internationaux, y compris une association avec la communauté européenne (que la Syrie n'a pas ratifié). La politique agricole précédente était largement subventionnée et assurait, à grands frais, la sécurité alimentaire du pays tout en fournissant de la nourriture bon marché à la population. En remplaçant ceci par une politique plus libérale, on provoque des conséquences difficiles pour les fermiers et les paysans qui fournissent 20% des travailleurs et du produit intérieur brut. » Le secteur agricole syrien vient de souffrir de 4 ans de sécheresse, Les petites fermes sont les plus affectées, beaucoup n'ont même pas pu cultiver assez de nourriture pour leur famille. Comme résultat, des dizaines de milliers de paysans se sont installés dans des camps de fortune aux environs de Damas. Assad a aboli les subsides en carburant en 2008, les prix ont triplé d'un jour à l'autre. En conséquence, les prix de la nourriture de base, exaspérés, de plus, par la sécheresse, ont grimpé de 30%. Le régime a bien tenté de stabiliser les prix mais il n'a fait que de provoquer plus de protestations. La crise des prix de l'alimentation a frappé la société syrienne comme une catastrophe exposant l'incapacité d'un régime corrompu et fracturé a se réformer. La Syrie ne peut bouger plus que l'Égypte. Les citadins craignent que l'évolution récente ne mène des élites rurales au pouvoir. Les élites urbaines ont été apaisées par la libéralisation économique et ils craignent que les paysans ne poussent au chaos. L'alliance des la communauté des affaires, principalement, sunnite et des forces de sécurité d'abord alaouïte forme la base du régime et, comme sections de la population rebelle, elles ont toutes les raisons de lutter . La prospective indique une période d'instabilité prolongée, où les deux cotés n'ont rien à gagner du compromis et tout à craindre de la défaite, les pauvres dépossédés et les riches retranchés règlent leurs comptes dans la rue. La Syrie ne sera pas plus facile à stabiliser que le Yémen ou la Libye. Et il est douteux que l'armée égyptienne puisse éviter une descente aux enfers similaire. Anjar Raja, chef de la résistance palestinienne à Damas déclarait, début avril, à l'agence Novosti, «  la Syrie jour un rôle clé dans la région comme support des mouvements de résistance dans le monde arabe, en particulier au Liban et en Palestine, La déstabilisation de ce pays permettrait aux États-Unis et à Israël de restaurer leur domination dans la région, qu'ils ont perdu, en particulier suite aux évènements d'Égypte. » C'est d'autant plus remarquable que c'est Washington qui a retiré le tapis de sous les pieds de Moubarak en fragilisant ainsi sa position dans la région mais en bénéficiant de la misère d'Assad qui n'y est pour rien. L'administration Obama s'enivre de l'illusion que les démocraties vont fleurir au « printemps arabe » et qu' Assad est un partenaire crucial de la paix. Dans la course à la descente, Damas a une longueur d'avance sur Washington et va nous amener un scénario hilarant, si ce n'est pour le nombre de cadavres. Hélas, les corps arabes vont continuer à s'empiler tant que la presse continue à les photographier et que la « conscience du monde » n'est pas fatiguée du spectacle. Il va sans dire que les islamistes vont s'évertuer à exploiter le chaos, mais que, même eux doivent manger tout les jours. Pour les Syriens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, l'augmentation du prix de l'huile, en mars dernier, représente un quart de leurs revenus. Ce n'est pas tant la faim, mais bien l'humiliation et le désespoir qui jettent les manifestants sous les fusils des forces de sécurité. Le discours d' Obama, dans ces circonstances, sonne étrangement creux et l'urgence d'un règlement entre Israël et le Palestine, quand tout le monde joue, est illusoire. Ni les bombes ni les dollars distribués avec plus de parcimonie du fait de la crise ne peut arrêter la glissade de ces régimes qui révèle un symptôme d'échec sociétal. La Palestine continuera à militer pour sa « reconnaissance » ce qui n'aura aucun sens à moins que les puissances ne l'entérinent. Angela lui a déjà dit de ne pas agir seule. Comme 63% des américains soutiennent les juifs et seulement 15% les Palestiniens, on ne voit pas grande chose bouger d'ici à l'échéance de 2012. Et peut-être, que d'ici là, la carte du moyen-orient sera différente. Une chose est sure, c'est qu' Obama pousse Tel Aviv à des concessions unilatérales afin de maintenir l'illusion que le processus de paix existe encore. Le seul bâton qui lui reste est le droit de veto au conseil de sécurité si les palestiniens demandaient la reconnaissance de leur état dans les frontières de 1949. Mais cette menace est vide se sens comme l'écrivait un commentateur israélien début avril: » Si Neta apparaissait s'incliner devant la reconnaissance de la Palestine par la communauté internationale, et impose souveraineté sur Jérusalem, La Judée, la Samarie et Gaza, si l'Assemblée Générale accepte la Palestine dans son sein, L' Amérique poserait son veto au Conseil de Sécurité. Obama ne pourra pas jouer le gambit et sa marche de manœuvre est très limitée. Le prix du veto serait prohibitif. Si il jette Israël sous le bus, çà lui couterait encore plus cher. Rien n'est très plaisant pour Israël dans tout ceci, qui risque d'encourir des dommages considérables consécutifs aux missiles d'Hezbollah, dans l'éventualité d'une nouvelle guerre au nord. Dans cette perspective, Israël se battra et vaincra de manière décisive. Je ne souhaite la guerre pour personne mais il ne faut pas oublier que les ailes de la victoire feraient plus pour discréditer les islamistes du monde arabe que toutes les élections du monde.

Spengler

 

06 avril 2011

C'est la guerre qui fait les bonnes affaires

Mensonges,hypocrisie et agendas cachés. Le président américain n'a naturellement rien évoqué de semblable en expliquant sa doctrine libyenne au monde, On a un peu l'esprit secoué par tous les trous noires qui ensablent cette splendide petite guerre qui n'en est pas une ( intervention limitée dans le temps, actions à objectifs militaires limités, comme le dit la Maison Blanche) matinée de l'incapacité de la pensée positive de condamner à la foi le main de fer de Kaddafi et le le « bombardement humanitaire »anglo-franco-américain. La résolution 1973 de l'ONU fonctionne comme un cheval de Troie allouant au consortium atlantique et l'OTAN le droit d'agir en son nom pour aider une insurrection armée. En plus de ne rien avoir à faire avec la protection des civils, cet arrangement est absolument illégal du point de vue des lois internationales, la fin prévue, comme le savent même les enfants mal nourris d'Afrique, mais au personne n'a jamais avoué, c'est le renversement des régimes. Le Lieutenant Général canadien Charles Bouchard, commandant pour la Libye, a beau insisté qu'il s'agit là d'une opération uniquement conçue pour protéger les civils, ces innocents n'en sont pas moins armés de de véhicules blindés, de chars et de Kalashnikovs et sont, en réalité, des soldats dans une guerre civile et la question est de savoir si, actuellement, l'OTAN va rester leur force aérienne en suivant le consortium atlantique. Incidemment, le « ligue des volontés » qui se bat en Libye est faite de douze membres de l4OTAN hors de 28 plus le Qatar. Çà n'a rien à voir avec une « communauté internationale ». Pour le résultat du mandat de l'ONU, la zone d'interdiction de vol, il faudra attendre l'émergence d'un gouvernement « rebelle » et la fin de la guerre civile ( si elle arrive tôt) Alors, il sera possible d'analyser si les Tomahawks et les bombes étaient justifiés, pourquoi les civils de Cyrénaïque protégés et pourquoi ceux de Tripoli bombardés. Quels sortes de rebelles ont été mis à l'abri et ces actions étaient-elles légales ? Comment l'histoire d'amour entre les révolutionnaires libyens et l'ouest peut se terminer dans un divorce sanglant (souvenez-vous de l'Afghanistan) et quels sont les acteurs occidentaux qui attendent d'immenses profits de la nouvelle Libye unifiée( ou balkanisée). Pour l'instant, il est au moins assez facile d'identifier les profiteurs. Le Pentagone : Robert Gates, chef du Pentagone a dit, le regard droit, qu'il existait seulement trois régimes répressifs dans tout le moyen-orient, L' Iran, La Syrie et La Libye. Le Pentagone s'occupe du maillon faible, le Libye. Les autres restant classiquement au tableau démoniaque des néo-conservateurs. L' Arabie Saoudite, le Yémen, Le Bahreïn et cetera sont des modèles de démocratie. A ce jeu de cache cache, le Pentagone s'arrange pour se battre deux fois. Çà a commencé avec l' AFRICOM de Bush, gonflée par Obama et rejetée par un grand nombre de gouvernements africains et les organisations des droits de l'homme. Aujourd'hui, ce sont les mignons européens de l'OTAN qui assurent la liaison. C'est la première guerre africaine de l' AFRICOM conduite par le général Carter Ham depuis son quartier général de Stuttgart. L'AFRICOM, comme le dit Horace Campbell de l'Université de Syracuse, c'est de l' entôlage «  fondamentalement, c'est un cartel de fournisseurs de l'armée américaine tels Dyncorp, MPRI (société anonyme professionnelle de ressources militaires), KBR (un substitut d' Halliburton) opérant en Afrique. Les planificateurs militaires américains qui bénéficient des retours d'ascenseurs de la privation de la guerre sont ravis d'apporter une crédibilité à l' AFRICOM sous le couvert de la intervention en Libye. Les Tomahawks de l' AFRICOM ont aussi frappé de manière métaphorique l'Union Africaine qui contrairement à La Ligue Arabe, se laisse facilement acheté par l' ouest. Les pétro-monarchies arabes ont applaudi mais pas l' Égypte ni la Tunisie. Seuls, cinq pays africains ne sont pas subordonnés à l' AFRICOM : la Libye est l'un d'eux en compagnie du Soudan, de la Cote d'Ivoire, de l' Érythrée et du Zimbabwe. L'OTAN : Le plan directeur de l'OTAN est de gouverner la comme un lac atlantiste . Dans cette perspective, pour le Pentagone, la Méditerranée est infiniment plus importante que l'Afrique. Il n'existe que trois nations sur vingt, dans la région, qui n'appartiennent pas à l'OTAN ou qui n'y entretiennent aucun partenariat, la Libye, la Syrie et le Liban. N'ayez aucune illusion, la Syrie est le suivante sur la liste . Le Liban est déjà sous embargo depuis 2006. Maintenant le Libye, les américains par l'intermédiaire de l'OTAN est en train de fermer le cercle. L' Arabie Saoudite : Quelle bon affaire, Le roi Abdullah se débarrasse de son éternel contempteur Kaddafi. La Maison des Saoud, avec une abjection caractéristique fait un pas en arrière au bénéfice de l'ouest et l'attention de l'opinion mondiale distraite de l'invasion saoudienne du Bahreïn qui vise à abattre un mouvement de protestation pro- démocratique, paisible et légitime. La maison Saoud a vendu à la Ligue Arabe la fiction de la zone d'interdiction de vol en Libye. C'est un mensonge, seulement onze membres sur 22 étaient présents au vote et six, membres du Conseil de Coopération du Golf que l'Arabie Saoudite patronne. Il ne restait plus qu' à tordre le bras à trois autres. Le Syrie et l'Algérie étaient contre. Finalement, seulement neuf sur 22 pays arabes ont voté pour la zone d'interdiction de vol. Maintenant, l'Arabie Saoudite peut faire dire très naturellement par Abdulrahman al-Attiyah président du Conseil du Golf : «  le système libyen a perdu se légitimité » Le Qatar : les hôtes de la coupe du monde de football 2022, s'y entendent pour ficeler l'affaire. Leurs Mirages aident à bombarder la Libye et Doha s' apprête à gérer le pétrole de l'est libyen. Ils ont été les premiers à reconnaitre les « rebelles » libyens comme seul gouvernement légitime, un jour après s'être assurer le contrat pétrolier. « Les rebelles » : Indépendamment des revendications légitimes liés aux mouvements de la jeunesse libyenne, le groupe d'opposition le plus organisé est le Front National pour le Salut de la Libye, financé depuis des années par l'Arabie Saoudite, la CIA et les services français. Le « Conseil Intérimaire Transitionnel National » rebelle, c'est le bon vieux Front National plus quelques militaires ralliés. C'est l'élite des « civils innocents » protégés par le « coalition ». Et tout en suite le « Conseil Intérimaire Transitionnel National » a un nouveau ministre des finances, l'économiste, Ali Tarhouni, formé aux États-Unis. Il a révélé qu'un certain nombres de pays occidentaux lui permettent d'accéder aux fonds souverains libyens et que le Royaume-Uni lui fournit 1,1 milliard de dollars des fonds de Kaddafi. Ce qui vieux dire que le consortium et maintenant l'OTAN ne payeront que pour les bombes, Cette escroquerie guerrière, celle-ci est sans prix puisque l'ouest utilise l'argent même de la Libye afin de financer une bande de rebelles opportunistes pour combattre le gouvernement libyen. Les américains, les français et les anglais sautent de joie tout en se demandant pourquoi Paul Wolfowitz n'a pas eu une aussi bonne idée lors de l'invasion de l'Irak en 2003. La France : Oh la la, ce pourrait etre l'argument d'une nouvelle proustienne. La collection de printemps du défilé de la maison Sarkozy, une interdiction de vol modèle avec accessoires Mirages et Rafales. Mode spectacle mise au point par Nouri Mesmari, chef du protocole de Kaddafi ayant fait défection vers la France en octobre 2010, Les services secrets italiens ont écoulé à l'attention d'une presse sélectionnée la manière du procédé. Le rôle des services secrets français, la DGSE est expliqué sur le site subventionné Maghreb Confidentiel . Le coq au vin mijote depuis novembre 2010, ses cuisiniers sont Mesmari, le Colonel de l'armée de l'air Abdullah Gehani et les services francais. Mesmari est surnommé le « wikileaks libyen » en récitant pour à peu près tout le monde chacun des secrets militaires de Kaddafi. Sarkosy a beaucoup aimé, furieux de la résiliation, par Kaddafi, de juteux contrats pour des rafales ( censés remplacer les Mirages aujourd'hui détruits) et pour des centrales nucléaires. Cela explique pourquoi Sarkosy s'est montré si rapide à se poser en nouveau libérateur arabe, premier chef européen à reconnaitre les « rebelles » et dégoutant ainsi un certain nombre de gouvernements européens et premier à bombarder les forces de Kaddafi. Le tout offrant un rôle sans vergogne au philosophe auto proclamé Bernard Henri-Lévy qui trait frénétiquement la presse du monde entier en clamant qu'il a suscité les frappes humanitaires en téléphonant de Benghazi. C'est à la foie un moule et la cerise intellectuel le sur une bombe préparée à l'avance. On ne peut arrêter Le terminateur Sarkosy. Il a prévenu chaque chef arabe qu'il aurait à faire face à des opérations dans de style de celles si il s'attaquait à ses protestataires. Il a même dit que la Cote d'Ivoire serait la suivante. Bahrain et le Yémen, en sont, naturellement exempts. Çà n'a pas marché avec Omar Suleiman « Scheik al Torture » en Égypte, çà marchera peut-être en Libye. Al-Queda :l'homme-lige, si pratique d'usage, refait surface. Le triolet et l'OTAN se battent de nouveau à ses cotés par l'intermédiaire d'Al-Queda au Maghreb(AQM). Abdel-Hakim al-Hasidi, chef rebelle libyen s'est battu aux cotés des Talibans en Afghanistan a confirmé longuement à la presse italienne qu'il a personnellement recruté autour de 25 jihadis de la région de Derma dans l'est lybien pour se battre contre les américains en Irak, «  Maintenant ils sont sur la ligne de front Adjabiya » dit-il. Idriss Deby, président tchadien, a signalé que l'AQM a effectué des opérations sur des arsenaux militaires de Cyrénaïque et détient maintenant assez bien de missiles terre-air. Début mars, AQM a publiquement apporté son soutien aux « rebelles » ; L'ombre de Ben Laden doit surement tirer le chat d'Alice aux pays des merveilles derrière elle, voilà que le Pentagone travaille de nouveau pour lui. Les Privatisateurs de l'Eau : on sait peu, à l'ouest que la Libye et l' Égypte sont assises sur la nappe aquifère calcaire de Nubie, un océan d'eau douce d' une grande valeur. Eh bien oui, cette guerre est une guerre de l'eau. Son contrôle sera extrêmement profitable. Des adductions géantes enterrées profondément dans le désert sur 4.000 kilomètres ont été réalisées par le régime de Kaddafi qui a dépensé pour ce projet 25 milliards de dollars sans emprunter un seul centime au Fond Monétaire International ( mauvais exemple pour un pays en développement). Le Grande Rivière Faite par les Hommes fournit de l'eau à Tripoli, Benghazi et toute la cote libyenne. Le volume d'eau estimé par les scientifiques est estimé à 200 ans du débit du Nil. Il faut mettre ceci en parallèle avec les trois sœurs, ainsi nommées, Veolia(anciennement Vivendi), Suez Ondeo( anciennement Générale des Eaux) et Saur, compagnies françaises qui contrôlent 40% du marché global de l'eau. Tous le regards sont tournés vers les pipes-lines en se demandant si ils seront bombardés, Si le scénario, très possible, de leur destruction se réalise, de juteux contrats de « reconstruction » bénéficieront à la France. Ce sera la dernière étape de la privatisation de l'ensemble de ces eaux, libres pour l'instant. Ainsi passons-nous d'une doctrine de choc à une doctrine de l'eau. Ce n'est là qu'une petite liste de profiteurs, personne ne sait encore qui aura, finalement, le pétrole et le gaz naturel. En attendant, le spectacle explosif doit continuer. Vraiment, il n'y a pas de meilleur affaire que la guerre.

Pepe Escobar


 

03 avril 2011

Un portrait de George.W.Bush

Le Docteur Dan McAdams, psychologue réputé de l'Université du Nord-Ouest, présente son dernier livre «George.W.Bush et le rêve rédempteur», un portrait psychologique. Le travail interdisciplinaire du Docteur est important, ses livres suscitent un grand intérêt chez tous les étudiants, ils mettent en œuvre les thèmes de rédemption par la culture en montrant comment améliorer le bien-être social. Dans cet ouvrage, il propose une vue intime de la vie du Président George.W.Bush, dans le but d'expliquer sa décision d'envahir l'Irak en 2003. McAdams plonge dans quelques moments particuliers de l'existence du Président tournant autour de traits liés à l'enfance, la tragédie de la mort de sa sœur, la relation avec son père, ses problèmes de boisson, son expérience de conversion religieuse comme facteurs ayant contribuer à sa décision d'envahir l'Irak. Une idée clé de l'analyse est ce qu'il appelle son «rêve rédempteur». Une histoire que Bush a développé à propos de lui-même vers le milieu de son existence et qui raconte comment il a été choisi par Dieu ou la Foi pour subvertir les adversités des débuts de sa vie d'adulte. Si on en croit l'auteur, l'histoire rédemptrice comprend la stupeur, la guérison, l'émancipation et une mobilité nouvelle. Après un an de recherche sur des biographies, de la littérature scientifique sur la personnalité et sur la psychologie développementale, sociale et cognitive, McAdams a noté trois éléments décisifs ayant influence la décision de Bush, en soulignant son haut niveau d'extraversion, son ouverture médiocre à l'expérience, le but de défendre son père et son histoire de rédemption. McAdams ne se focalise pas sur la perspective politique mais en insistant sur la recherche en psychologie, en sociologie et en anthropologie, en science politique aussi mais plus spécifiquement dans son champ d'investigation privilègié, plus particulièrement le roman personnel. Ses recherches sont aussi basées sur les histoires rédemptrices à l'age adulte au États-Unis et les sens que les gens donnent à leur vie, sujet topique, central à ses recherches.

 

Meagan Marion

25 mars 2011

La Chine profite de la Libye pour engager une guerre de propagande

BEIJING - - Une conspiration afin de s'emparer du pétrole de Libye. Un avertissement au monde que l'Ouest veut assurer sa domination. Une démonstration flagrante d'hypocrisie sur la question  des droits de l'Homme. Le Parti Communiste, au pouvoir, à propos les frappes aériennes contre la Libye, par sa presse et sa télévision inonde d'un torrent de critiques la coalition occidentale et développe une campagne de propagande pour détourner le public de copier les insurrections arabes contre les gouvernements autoritaires. L'atmosphère médiatique montres les chefs chinois nerveux sur ce qui pourrait remettre leur pouvoir en question, en particulier lors de commentaires télévisés posant que l'action occidentale en Libye montre l'application des conventions internationales des droits de l'homme,dit Li Datong, ancien chef de rédaction du journal d'un parti chinois. «Le Parti Communiste Chinois voit d'un très mauvais œil l'éventualité que les droits de l'homme et les demandes démocratiques puissent peser sur la souveraineté de l'état. Ils agiront contre,»  dit Li, expulsé de son emploi pour avoir dénoncé la censure. Bien avant le début des combats en Libye, le gouvernement chinois attaquait avec véhémence la «Révolution de Jasmin» Les rassemblements pour demander le changement démocratique inspirés par les mouvements populaires tunisien et égyptien, noyés par la censure et une opération sécuritaire d'envergure. Depuis le début des frappes dit au public que l'attitude de l'ouest montre qu'on ne peut lui faire  confiance et que ses intérêts passe avant ses principes. «Ces jours derniers, certains sites internet ont émis l'idée l'étrange idée que les droits de l'homme sont plus importants que la souveraineté,» disait, Mercredi, un journal du soir à grand tirage. «La campagne aérienne donne le signal politique international que, dans ce monde, c'est l'Ouest qui dégaine,» dit le journal. Le Quotidien du Peuple, organe du Parti Communiste Chinois, déclare que «la Libye comme l'Irak ont été attaqué pour leur pétrole.» Ceci reflète le non interventionnisme traditionnel de l'état chinois et son inquiétude sur l'évolution des courants politiques à l'intérieur, il compte sur la Libye pour riposter. « les appels de la Révolution de Jasmin étaient rien moins qu'une plaisanterie virtuelle» mais c'est pourtant ce qui les a rendu si nerveux. Les médias s'auto-contrôlent par leur compétition féroce et le gouvernement obtient en priorité tous les statistiques d'opinion et leur dicte sa stance,la réponse des Chinois correspond à ces besoins politiques. L'hebdomadaire militaire publié par l'Armée Populaire de Libération de la Chine écrit: «derrière ces frappes, il n'y a que l'intérêt.» Ce n'est pas nouveau pour la chine. En 1999, elle dénonçait la campagne du Kosovo comme un amalgame dénué de sens et la critique devint fièvreuse quand les américains bombardèrent l'ambassade de Chine à Belgrade, tuant trois personnes. Elle dénonça également la guerre menée par les américains en Afghanistan comme étant  démonstration de l'hypocrisie et de la vénalité de l'Ouest. Aujourd'hui, les officiels chinois sont confrontés à un internet qui, en dépit d'une censure extensive, continue de grandir, encore plus activement qu'à l'époque, dit Zhan Jiang, professeur d'étude des médias à l'Université de Beijing pour les Etudes Etrangères. Le Président Hu Jintao est soucieux de contrôler les 453 millions d'usagers d'internet. Dans une allocution, le mois dernier, il a insisté pour «établir des mécanismes qui permettent de guider l'opinion publique en ligne.» «  La réactivité est un peu semblable à celle de la guerre du Kosovo, mais l'internet a bien plus fort et il y a bien plus de prise de position en ligne sur les idées démocratiques, » dit Zhan.

Asahi.com

03 mars 2011

L’Europe sur sa berge

L’Europe sur sa berge

Le monde, pas trop loin de nos cotes, semble entrer dans une dangereuse zone d’instabilité. Dans cinq ans nous regarderons, peut-être , les décades 1980-2010 comme une époque de tranquilité bénie, une époque ou, des autocrates, sans imagination mais habiles tels les Moubarak, les Gaddafi, les Ben Ali, les Saleh au Yemen et les monarchies du golf gardaient leur population proliférante sous un boisseau utilement suppressif. L’agitation dans ces région est une bien mauvaise nouvelle, pas seulement pour le prix du carburant. Une implosion sociale réelle dans le monde arabo-mulsuman pourrait générer de grands mouvements de population et poser de gros problèmes éthiques et sociaux pour l’Europe et Les Etats-Unis. On sait déjà que des réfugiés tunisiens, par milliers, débarquent sur le territoire italien, que les Libyens fuient vers l’Egypte et La Tunisie, mais qu’ils veulent se rendre en Europe la trouvant beaucoup plus attractive. Les bureaucrates européens sont très perplexes quant à la façon de réagir devant ce nouveau scénario du camp des saints. Le monde arabo-musulman n’est sans doute pas le plus gros problème potentiel. L’Egypte, la Libye, la Tunisie, et le Yémen possèdent ensemble un taux de fertilité de 3,01, 3,01, 1,71, et 4,81 par femme respectivement. De l’autre coté du Sahara vous avez le Soudan à 4,93, le Tchad à 5,18, L’Ethiopie à 6.07, le Mali à 6,54, et le Niger, un sensationnel 7,68. Chez ces nations subsahariennes. Avec des populations en train de ballonner, la pression sur les ressources s’accélère et les choses ne peuvent que s’aggraver. On peut spéculer sur l’utilité de l’aide des nations occidentales, mais si la récession s’aggrave et se prolonge, comme on peut le penser, on va voir ce qu’on va voir. Ces nations qui grondent depuis quelques semaines sont la digue des de ces centaines de millions de nécessiteux, qui, plus au sud, victimes aussi de gouvernements dis fonctionnels, voient leurs rations diminuer. Les nations de la ceinturent saharienne, sont à la remorque des nations nordiques depuis des décades. 15 à 20 % de la population libyenne est déjà subsaharienne et elle voudrait bien émigrer vers l’Europe. Gaddafi a déjà empoché des milliards en pot-de-vin pour les en empêcher. Le payement par l’Italie d’une somme de 5 milliards de dollars, officiellement au nom des réparations de guerre, durant une campagne électorale durant laquelle Berlusconi promettait de combattre l’immigration clandestine se trouve au cœur du pacte d’amitié Rome Tripoli. Si le désordre continu coïncide avec la récession, nous entrerons dans un cycle ou pour la première fois depuis le moyen age, l’histoire sera menée par de grands mouvements de peuples primitifs. Si on a de la chance, ces mouvements seront sans chefs et désordonnés. Si un Attila ou un Tamerlan se mettent à avoir des idées, tout ceci peut tourner très mal. D’abord, ce sera le problème des Européens. Les libéraux observent le camp des saints tout en se livrant à des querelles éthiques sur la façon de gérer des millions de désespérés, d’après leurs affiliations politiques. Les plaintes méridionales ne feront que de s’exacerber, l’enlèvement et la piraterie qui hantent ces rivages depuis des siècles. Un auteur écrit : "  L’effet, sur les populations côtières européennes fut dramatique, des régions entières furent dépeuplées, la culture de l’Italie baroque, se trouva déterminée, en partie, par le besoin de se tourner vers soi-même face aux terreurs de la vie côtière, par cette peur de l’horizon dont souffraient les régions victimes des menées esclavagistes et qu’il existe encore aujourd’hui, une expression de la Sicile dialectale exprimant le fait d’être pris par surprise ‘pigliato dai turchi’, être pris par les Turcs. La détresse des oubliés, laissés à l’arrière reste douloureuse à lire. " Avec un GPS bon marché, on peut traverser l’Atlantique et les Américains ont déjà reçu leurs premiers réfugiés dérivants, ils ne seront pas les derniers. C’est aussi une question lancinante qui se pose aux parlementaires australiens et géographiquement nous ne somme pas plus loin du désespoir du tiers-monde qu’eux. Comme la technique et l’information rétrécissent toutes les limites, l’idée du lointain ou de l’inaccessible devient aussi toute petite et les aujourd’hui de Canberra seront peut-etre nos lendemains. Il est temps de réfléchir, les ordinateurs y servent comme autant de mines, mais l’argent, qui est intelligent, dit non.

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