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21 février 2010

e sentiment de fausse facilité

Oui, ce sentiment de fausse facilité dissimule souvent les tares de 4000 ans de monothéisme, la perversité des culs bénis aux trois sauces est en réalité l'évolution de la religion primitive, c'est à dire le satanisme, la semaine dernière je les appellaient encore la bande des trois, cette semaine, c'est les trois fromages. Ce sont les sources de l'individualisme qui partent en quenouille dans un délire narcissique sanguinaire qui risquent de faire de méchantes taches sur les chemises et sur celles des enfants dans un avenir imprévisible, comme Dieu qui est tout, la vie, la mort et meme le trou de mon c...! gerk...!j'allais ajouter que mon itinéraire spirituel de Karachi San Francicco en passant par knokke-le-Zoute peut se résumer à une promenade caravanière en compagnie de schizophrènes plus ou moins dangereux suivant les sites visités.Pas tous comme toujours fffft...

14:24 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur

17 février 2010

Avoir votre âge à 100 ans

La science médicale est, à nouveau, dans la danse remplissant nos têtes avec l'idée folle que beaucoup d'entre nous vivrons toujours à 100 ans et plus ( sans nous donner le temps d'exprimer notre opinion). J'avais toujours pensé que 72 ans incarnait un cadre temporal satisfaisant socialement pour quitter la petite fête (76 pour les dames, c'est la seule fois ou un gentilhomme passe le premier). Il n'y a pas si longtemps, nos ancêtres léopoldien, voutés, asthmatiques, vivaient rarement au- delà de 40 ans(et qui pourrait les blâmer ?)  Et qu'en est-il de l'Australopithèque ?  S'il arrivait à 23 ans, les enfers de la savane résonnaient pour des semaines. En essayant de lui dire qu'il pourrait encore passer 80 autres années à chasser le mammouth tout autour des tropiques, vous lui auriez donné de arythmie cardiaque rien qu'à y penser. Le Problème, c'est de ne pas savoir quoi faire avec tout ce temps supplémentaire, à part rester hors du chemin de tout le monde et de faire du vacarme, années d'apothéose, après d'autres remplies de bruit et de fureur. Pendant que tout le monde irait se cacher. Si on lit bien Charles Darwin, les tortues représentent une excellente convention pour éviter les ennuis quand on a 100 ans. Nos habiles amis reptiliens nous apprennent trois règles importantes : adopter une trajectoire stable, lente et égale, ne jamais faire un mouvement soudain, et, le plus important : rentrer la tête au premier signe de danger. Pour ne parler de la théorie de ne jamais quitter sa maison. L'autre problème, c'est d'avoir les moyens de vivre aussi vieux. Si je compte mes économies, j'ai de quoi vivre jusque la fin de cette année calendaire. Quoi que ce soit de plus long exigerait que je me mette à creuser à la recherche de nourriture dans le la baraque à outils de jardin de quelqu'un d'autre. Donc, j'ai besoin d'un plan financier pour étirer mon argent ( si ce genre d'étirement n'est pas en contradiction avec la convention de Genève). Premièrement, pour lutter contre l'inflation, je devrais acheter de la nourriture en boite pour plusieurs décades, au prix d'aujourd'hui. L'emballage serait gris kaki, difficile à identifier, avec juste assez de gout pour suggérer vaguement le gout et l'arôme du produit original. Grâce à la marque, je saurais si le délice est du poulet ou du thon. Coté santé, je fermerais les yeux en avalant mes placebos tout en sachant qu'ils sont à peine moins performants que les médicaments ordinaires et bien meilleur marché. Par exemple, une boite de Tic Tacs, coute moins d'un euro et le traitement, pour beaucoup d'entre nous, est garanti. Finalement,, pour  finir de remplir les moments creux, je rejoindrais le bunker souterrain ou les autres de mon age sont engagés dans activités traditionnelles des retraités, la maçonnerie, la verrerie, la sculpture et l'apprentissage de l'orgue. Après quarante années de ce traitement, nous pourrions nous réunir dans une cathédrale d'un format acceptable et y attirer de petites donations charitables afin d'amortir le prix des Tic Tacs.

 

05 février 2010

La mouche immortelle est fatiguée

Il y avait une mouche qui s'appellait Mathiass et elle était immortelle. La plupart des mouches ne vivent que quelques jours, Mais Mathiass s'était vue octroyé l'immortalité et pour longtemps, elle s'en trouva bien mais perdit son enthousiame après un certain temps. Elle avait, croyait-elle, perdu trop d'amis et son cœur était lourd. Elle avait cette sensation depuis longtemps et jusqu'à présent ne faisait pas le rapport, c'est çà, lourd, elle avait le cœur lourd. Si lourd, qu'elle croyait voler avec un piano ou un poèle. Elle est immortelle depuis 16 ans et elle a connu, peut-ètre, 1250 compagnes mouches, aujourd'hui disparues. Francisco, Davida, Gunther, Marc, toutes parties. Avec les années le rythme s'est ralenti. Après avoir perdu plus ou moins 600 amies, elle du passer plus de temps toute seule, étendit ses relations, elle ne pouvait plus endurer ce taux d'une morte par jour. Cindy, Jacques, Anna, Emir, tous partis. Mais qui, dans ces compagnons d'un jour, pouvait connaître son secret ? Personne ! Jamais ! La plupart des mouches ne savent meme pas qu'elles vont mourir, elles ne possèdent pas une telle perspective. Elles passent le ou les jours de leurs vies à voler, à atterrir sur des choses, à explorer les surfaces de verre  qu'elles peuvent trouver. On n'imagine pas l'exquise sensation d'antennes sur du verre. Finalement, elles trouvent un pot de fleurs ou un fond de jus d'orange qui trainait par-là, se retournent sur le ventre et c'est fait ! Et pour 16 ans, Mathiass a du voir ceci plus de 1000 fois, passant du choc, de la révulsion à l'empathie. Maintenant, elle est fatiguée, fatiguée de la vie, de la mort, de voir, de savoir et de respirer. C'est pourquoi, elle volera, un de ces jours, dans votre bouche ou votre nombril, c'est la seule façon d'en finir pour une mouche immortelle. S'il vous plait, accueillez la, pardonnez, aidez la a passer le seuil qui mène dans l'au-dela. Ne pas tousser ou macher.

Dave Eggers

04 février 2010

Revanche - Ambrose Bierce

Un marchand d'assurance essayait d'assurer un quidam, sur sa maison, alors qu'il peignait depuis une heure en couleurs chatoyantes les dangers extrêmes d'un feu consumant son logis. Le quidam lui dit " : Vous êtes certain que ma maison prendra feu quand  je serais toujours assuré ?". "Bien sur" répond l'agent, "c'est ce dont je vous parle depuis une heure." "Alors, pourquoi semblez vous si pressé de voir votre compagnie parier le contraire ?" Le marchand demeura pensif et silencieux pour un instant, alors il emmena l'autre dans un endroit peu fréquenté et lui chuchota à l'oreille " : Mon cher, je vais vous révéler un sombre secret, il y a bien des années, la compagnie a trahi une promesse de mariage faite à ma fiancée. Sous un nom d'emprunt, je me suis introduit dans la place pour me venger et s'il y a un ciel au-dessus de notre tète, j'aurais le sang de son coeur."

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