19 juin 2009
La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao
Le héros de la première nouvelle de Junot Díaz est un gros dominicain nommé Oscar, un accro du ghetto de Paterson, N.J., et un dévot de ce qu’il appelle avec emphase " les genres les plus spéculatifs ", il veut dire des livres comiques, des livres d’épée et de sorcellerie, la science-fiction et les jeux de rôle, enfin, le fond littéraire pop de mythes et de fantaisies qu’on attribue généralement, aux gars, comme lui, mal adaptés socialement et frustrés sexuellement.
Naturellement, une ou deux générations de nouvellistes, exploitent aussi ce matériau, répétant les narrations qui nourrissaient leur imagination d’enfant et infuser ainsi leurs histoires difficiles et ambitieuses par les scènes d’allégorie, de poussières et de grandiloquence qu’offrent ces genres.
Dans " La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao ", Diaz montre une impressionnante dextérité profitant de son crédit d’auteur, de son bon sens populaire et de son savoir littéraire avec un égal panache.
Une petite épigraphie de super héros de série fantastique, des allusions plus longues à Derek Walcott, prix Nobel de littérature, à " Dune ", à " Matrix " et en particulier au " Seigneur des Anneaux ", résistant à des références de Melville à García Márquez. Son nom peut se prononcer Oscar Wilde auquel il dit qu’il ressemble quand il est habillé en docteur Who pour Halloween.
" Qu’est ce qui il y a de plus sci-fi que Saint-Domingue ? de plus fantaisie que les Antilles " se demande Oscar. Et la question est comment prend-t-il en compte sa terre ancestrale, son folklore, sa politique, sa diaspora qui mena tant d’entre eux dans le nord du New Jersey et à Manhattan. C’est ce qui préoccupe explicitement le créateur d’Oscar.
L’avis de Diaz c’est que la République Dominicaine qui occupe la moitié de l’île ou Colomb atterrit, est le genre de petit pays qui souffre d’une contrefaçon de l’histoire. Depuis le début, elle a été le clos d’accouplement de destinées extérieures et de passions monstrueuses. La nouvelle de Diaz possède l’amplitude d’un esprit libéré qui grandit le titre malgré son nombre de pages modeste. " La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao " contient une multitude de genres et de styles dans le désordre. Le conte de l’adolescence d’Oscar, sans doute la partie la plus subtile du livre, décrit le mélodrame d’un jeune adulte drapé dans la chronique d’une famille à générations multiples d’immigrants mijotant dans le réalisme magique tropical, le féminisme punk rock, le machisme hip hop, des pyrotechnies post-postmodernes de multiculturalisme polymorphe pour remplir une introduction à un mémoire d’études culturelles. Hésitante au début mais certain à la fin, c’est une vois profane, lyrique, éduquée et infatigable, une rixe d’accents et d’idiomes coexistent dans une même personnalité. Les voix appartiennent, pour la plupart, à Yunior, qui glisse graduellement de derrière le rideau de sa narration apparemment omnisciente pour se révéler comme un caractère. I fut, jadis, un compagnon de chambre à l’université et un soupirant de sa sœur Lola, d’un tempérament tout opposé à Oscar qui favorise ne diction précieuse d’autodidacte et affecte parfois le ton viril bilingue assorti de passages didactiques. Et quand Oscar tombe follement et chastement amoureux d’une succession de femmes inaccessibles, Younior, lui, est un séducteur chronique, aspirant auteur, comme Oscar, mais il préfère des genres plus assaisonnés comme " tous les vols et le négoce de drogue… et lol et lol. " Dire que je ne n’ai jamais rencontré un dominicain comme lui serait un euphémisme ", explique Yunior, et en créant, Oscar, Diaz crée un stéréotype pour en subvertir un autre. Tous les Dominicains ne sont pas des paons machistes animés par la sci-fi, et les blancs sont des fanatiques de donjons et de dragons. Bien que ce soit évident ne diminue en rien l’astuce ni la technique avec lesquelles Diaz nous mène dans son histoire. Mais " La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao " n’est pas seulement l’histoire d’Oscar, il a même l’air un peu exilé dans le livre qui porte son nom. La récollection de ses romances tordues, de sa tentative de suicide, de ses amitiés et de ses projets littéraires est interrompue et assombrie par des épisodes de l’histoire ancillaire qui inverse le sentier d’émigration de la République Dominicaine vers les États-Unis et se concentrent sur les femmes de la famille d’Oscar. Sa sœur, une punk rocker, fugue et piste l’étoile, personnage certainement plus vivant et plus magnétique que son frère, comme l’est sa mère Beli, dont la remarquable biographie forme la vraie colonne vertébrale narrative du récit. A Baní, ville de province dominicaine ou elle a grandi, Beli, vrai beauté noire, une fille avec une bourse dans une école privée chic et qui fut, peut-être, la maîtresse d’un criminel notoire. Le douloureux passage de son fils vers l’age adulte fait face à sa propre transformation, inversée. Quand nous la voyons d’abord, c’est une matriarche émigrée fantasque et abusive qui se bat avec sa fille et se tire furieusement du travail et des ennuis. Mais dans les chapitres ultérieurs, Beli aussi est une fille rebelle de plein droit, luttant avec La Inca, la relation pauvre et respectable chez qui elle grandit. Les parents de Beli, un médecin et une infirmière, comme La Inca ne se lassait jamais de la répéter, des membres de la bourgeoisie, tombèrent sous la dictature de Rafael Trujillo, un dictateur à la brutalité impressionnante, même pour l’Amérique latine de la moitié du vingtième siècle. Comme Díaz l’écrit dans une note : " Au premier abord, c’était le caudillo latino typique, mais sa puissance était terminale, ce que les historiens et les commentateurs n’ont jamais vraiment bien saisi ou devrais-je dire imaginé. Ce fut notre Sauron, notre Arawn, notre Darkseid, notre dictateur d’une fois et du futur ". ET ‘est justement pour cette raison que Trujillo est un superbe butin pour Díaz, qui nettoie les villes et les villages de son pays dans les années quarante et cinquante, période à l’ambiance violente, sensuelle et exotique.
L’île peut être maudite et hantée, mais elle est aussi enchantée, même les souvenirs les plus amers semblent adoucis par la nostalgie. Les esprits mauvais périodiquement invoqués pour expliquer la malchance de la famille d’Oscar sont, pour lui aussi, des gris gris et des porte-bonheurs. Sans les horreurs et les superstitions du vieux pays, sans la douceur tropicale que réfléchit la prose de Diaz même dans les moments de grande cruauté, Oscar Wao ne serait qu’un autre mec avec une affiche d’Akira au-dessus de son lit et une ribambelle désespérée d’obsessions sexuelles non consommées. L’anachronisme entre la vie d’Oscar et son hérédité est résolu de manière violente et peu convaincante dans la partie finale du livre, c’est le vrai sujet de " La vie Merveilleuse et brève d’Oscar Wao ". C’est, presque en dépit d’elle-même, une nouvelle d’assimilation, une chronique fracturée de l’ambivalence, le mouvement, l’accès inexorable des enfants d’immigrants à la classe moyenne ou les drames incroyables et terribles endurés par leurs parents et leurs grands-parents au vieux pays sont devenus un genre en soi.
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17 juin 2009
Félicité de Gulliver dans le pays des Houyhnhnms.
Je jouissais d'une santé parfaite et d'une paix d'esprit inaltérable. Je ne me voyais exposé ni à l'inconstance ou à la trahison des amis, ni aux pièges invisibles des ennemis cachés. Je n'étais point tenté d'aller faire honteusement ma cour à un grand seigneur ou à sa maîtresse pour avoir l'honneur de sa protection ou de sa bienveillance. Je' n'étais point obligé de me précautionner contre la fraude et l'oppression; il n'y avait point là d'espions et de délateur gagé, ni de lord mayor crédule, politique, étourdi et malfaisant. Là, je ne craignais point de voir mon honneur flétri par des accusations absurdes, et ma liberté honteusement ravie par des complots indignes et par des ordres surpris. Il n'y avait point en ce pays-là de médecins pour m'empoisonner, de procureurs pour me ruiner, ni d'auteurs pour m'ennuyer. Je n'étais point environné de railleurs, de rieurs, de médisants, de censeurs, de calomniateurs, d'escrocs, de filous, de mauvais plaisants, de joueurs, d'impertinents nouvellistes, d'esprits forts, d'hypocondriaques, de babillards, de disputeurs, de gens de parti, de séducteurs, de faux savants. Là, point de marchands trompeurs, point de faquins, point de précieux ridicules, point d'esprits fades, point de damoiseaux, point de petits maitres, point de fats, point de traineurs d'épée, point d'ivrognes, point de pédants. Mes oreilles n'étaient point sonillées de discours licencieux et impies; mes yeux n'étaient point blessés par la vue d'un maraud enrichi et élevé, et par celle d'un honnête homme abandonné à sa vertu comme à sa mauvaise destinée.
Swift
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16 juin 2009
Syro-Malabar et Syro-Malankara
I. L'Eglise Syro-Malabar
L'Eglise syro-malabar trouve ses origines quand, selon la tradition, l'apôtre saint Thomas arriva en Inde en 52 de notre ère, ses membres sont nommés les "chrétiens de saint Thomas." C'est une des quatre Eglises orientales à partager la tradition liturgique syrienne orientale, les autres: Edesse, Séleucie Ctésiphon et Perse, perpétuent l'héritage particulier des relations hiérarchiques entre les Syro-Malabars et les Eglises de Chaldée sous le cathollcat de Sé1eucle-Ctésiphon. Au 16°siecle les Portugais vinrent en Inde,1es missionnaires latins suspectant les chrétiens de saint Thomas d'hérésie, commencèrent à les convertir et les placèrent sous la juridiction des évêques latins. En1653, à Mattanchery, par la fameuse "déclaration de Conan cross" , l' Eglise de saint Thomas fit le serment de ne plus obéir qu'à l' évêque gouverneur latin ce qui entraîna la division de la communauté. De nouveaux évènements amenèrent certains à revenir sous le gouvernement latin, les autres demeurèrent fermes dans leur opposition aux Portugais. Ceux qui persévérèrent dans le rite latin forment l' Eglise que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d' Eglise Syro-malabar .Les autres opposés aux Portugais se tournèrent vers les évêques orientaux, certains se rendirent au patriarche jacobite. A nouveau, une partie d'entre eux se réunirent à la communion catholique en 1930 et sont maintenant connus sous le nom d' Eglise Syro-Malankara.
II. L' Eglise Syro-Malankara
La communauté fondée vers 52 se renforça de Chrétiens immigrés de Perse en 345, améliorant ainsi les relations avec les Eglises persanes, quelques unes furent fondées par de proches disciples de saint Thomas. Les deux Eglises d'Inde et de Perse se trouvaient en étroite communion avec les premières communautés apostoliques, cette situation perdura jusqu'au 16°siècle. Quand l' Eglise occidentale vint au contact de l' Eglise indienne par les marchands et les missionnaires portugais, contacts cordiaux au début, mais divers conflits naquirent et les Chrétiens d'Inde brisèrent les liens avec les missionnaires . Plus tard la majorité renoua avec la hiérarchie portugaise de l' Eglise malabar, le reste se constitua en communauté indépendante et progressivement, adopta la liturgie d'Antioche et ses traditions canoniques. L'Eglise Malan Kara trouve ses racines dans l'ancienne liturgie antiochêne, elle-même tirée de l'Anaphore de Saint Jacques en usage dans l' Eglise de Jérusalem où le Christ tint son dernier repas. 300 ans de laborieux efforts de réconciliation furent couronnés de succès en 1930: une petite communauté de Malandres se réunit au Vatican et fut reconnue comme l' Eglise Catholique Malankara constituée aujourd'hui d'un archevêché, deux évêchés, cinq évêques, 500 prêtres, 1200 religieux hommes et femmes et trois groupes de fidèles. L'Eglise Malankara non catholique possède encore 3 millions de fidèles. Les uns et les autres se retrouvent partout en Inde et dans le monde.
09:50 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : syro-malabar, syro-malankara
L’élan - Woody Allen
Une fois, j’ai tué un élan. Je chassais à la campagne, et j’ai tué un élan, je l’accroche au pare choc de ma voiture et je retourne chez moi par la grand route, mais, je n’avais pas réalisé que la balle n’avait pas pénétré l’élan. Elle n’avait fait qu’érafler le scalp, frappant l’animal
d’inconscience. En roulant, l’élan se réveille. Bon, maintenant, je conduis avec un élan vivant sur mon pare-chocs, il fait les clignoteurs et vous savez qu’il y a une loi, dans l’État de New York qui interdit de conduire avec un élan vivant sur votre pare choc le mardi, le jeudi et le samedi. Je suis assez paniqué et je me rappelle que des amis à moi offrent un bal costumé. J’y vais, j’y amène l’élan et je l’oublie à la fête, je n’y serais pour rien. Donc, je prends la route et je frappe à la porte. L’élan est à coté de moi. Mes hôtes viennent m’ouvrir. Je leur dis " hello, vous connaissez les Solomons ". Nous entrons. L’élan socialise, il se comporte très bien et plait. Deux mecs essaient de lui vendre des assurances pendant une heure et demi. Minuit arrive, c’est l’heure de la remise du prix du plus beau costume de la soirée. Le premier prix va aux Berkowitz, un couple marié habillé en élan, L’élan a le deuxième prix. L’élan est furieux. Il s’enferme avec les Berkowitz et on peut les entendre se battre, finalement ils s’assomment tous les trois. Maintenant, je me dis que c’est ma chance, j’empoigne l’élan, je le replante sur mon pare choc et je reprends la route mais j’avais pris les Berkowitz. Bon, je conduis avec deux juifs sur mon pare choc et il y a une loi dans l’État de New York… le mardi, le jeudi et spécialement le samedi. Le lendemain matin les Berkowitz se réveillent dans les bois, en costume d’élan. Monsieur Berkowitz est tiré et empaillé, on peut le voir au club athlétique de New York et la blague est pour eux parce que c’est un club privé.
09:37 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : woody allen
15 juin 2009
Thomas Stevenson par son fils
La mort De thomas Stevenson ne signifie pas grand chose pour le lecteur. Ses services au genre humain prit des formes que le public connaissait peu et qu’il ne comprenait pas. Il arriva, seul, à Londres pour des raisons pratiques et restait toujours un étranger et un provincial convaincu; vivant pour des années dans le même hôtel où sont père séjourna avant lui, fidèle au même restaurant, à la même église et au même théâtre, simplement choisis pour leur proximité et refusant consciencieusement de dîner dehors. Il avait, bien sûr, un cercle qui lui était propre, à la maison; peu d’hommes furent plus aimés, à Édimbourg, il respirait l’air qui lui plaisait et où qu’il se rendit,
14:23 Publié dans Culture, livres, Rédaction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thomas stevenson
Chaucer.- La Nonne
Il était une fois, une nonne, une prieuse et elle s’en allait, innocente et heureuse de la grande promesse qu’elle jura par Saint Eloi. On ne la prit jamais pour une demoiselle Eglantine. Elle chantait si bien le service divin de son joli petit nez et elle parlait français couramment, le vieux français normand parlé par l’ancienne noblesse d’Angleterre mais ne comprenait pas celui de Paris. Bien élevée, elle ne laissait jamais tomber de nourriture de sa bouche et ne trempait jamais ses doigts dans la sauce. Elle soupesait, attentive chaque morceau et veillait à ne pas salir sa blouse en se délectant toujours de ses manières. Elle se frottait les lèvres si proprement que jamais on ne voyait la moindre trace de graisse dans le bol dans lequel elle buvait. Elle prenait sa nourriture d’une façon si délicate et ne dédaignait pas la plaisanterie. Trop aimable pour pontifier elle gardait une posture si digne que tout le monde la révérait. Son coeur si plein de pitié et de charité lui arrachait des larmes pour une souris dans une trappe si elle était morte et même si elle saignait : elle nourrissait des petits chiens de morceaux finement rôtis, de lait et de brioches. Elle aurait tellement pleuré si l’un d’entre eux devait mourir ou recevait un coup vicieux : elle n’était que coeur et sensibilité. Son beau visage drapé de cheveux ondulés, les yeux gris de glace, le nez bien fait ,la bouche petite, écarlate et douce. Mais pour de vrai, elle avait fière allure, une vive inspiration et pour certains, elle n’était pas trop petite. De très jolis atours. Autour de ses bras, j’étais prévenu, un bracelet de perles de corail attachant un pendant d’or enserrant une broche où, surmonté d’un A couronné, est gravé : Amor Vincit Omnia
14:20 Publié dans histoire, livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chaucer, nonne
Dette à Cezanne
Quiconque a survécu à la dernière décade du 19°siècle, ne peut nier, que naquit, avec la maturité de Cezanne, un mouvement neuf dont on peut discuter sans pouvoir s'en faire une opinion déterminée. Pour autant qu'on puisse dire qu'un homme inspira toute une époque. Bien que Cezanne inspira le mouvement contemporain de façon décisive, il reste éloigné de tous par son ampleur et ne trouve sa place dans aucun courant esthétique de l'époque puisque qu'il est impossible à ranger dans les catégories académiques préparées de manière si réfléchie par nos soins et par les évolutionnistes.
14:16 Publié dans Culture, histoire, livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cézanne
L'illusionniste
Steven Millhauser ne trafique pas dans les dans la perturbation émotionnelle ni dans le conflit interpersonnel.
14:12 Publié dans Culture, histoire, livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : steven millhauser
Oeuvres générales d'Alfonse X
Parmi les grands rois du moyen age espagnol, il faut mentionner Alphonse X de Castille, fils du Roi saint Fernand, qui chercha durant son règne la coexistence culturelle en Espagne et rencontra un vrai succès.
Entre ses grandes œuvres, il se chargea de réunir en son conseil tous les sages ainsi que les artisans de son pays et constitua une Académie de la vérité ou collaboraient les Juifs, les Maures et les Chrétiens.
De plus, le Roi portait un grand intérêt aux universités d'Espagne, y créa sa bibliothèque conventuelle et la première bibliothèque civile d'état pour le gouvernement.
Ce sont deux exemples des œuvres nombreuses dont le Roi est le digne symbole.
Et pourquoi il est connu comme "Le sage" Le Roi vit l'importance de connaître les textes dans d'autres idiomes, il fit appel à des traducteurs arabes et juifs pour traduire la bible.
Aux intellectuels juifs, il demanda de rédiger la somme monumental du moyen age espagnol qui comprend la compilation législative, les Sept Parties, le traité judiciaire, les possessions lointaines du règne, les traités d'astronomie(Livres d'astronomie et lapidaires), les deux grands livres d'histoire d'Espagne et du monde. La cour triculturelle d'Alphonse trouva le temps d'écrire le premier jeu d'acteurs en arabe : "El Ajedrez."
Deux livres historiques fameux
Alfonse dirigea ces œuvres mais fut en même temps un grand écrivain et poète.
Parmi les travaux les plus connus, nous avons La Première Chronique Générale et l'Histoire Générale, commencés quand Alphonse X quitta le trône et terminée avant sa mort.
Cette œuvre débute par l'histoire de Moise, continue avec l'Espagne préromane et se termine avec Rome. Elle comprend une grande variété de sources, parmi lesquelles il faut compter les histoires et les chroniques latines et arabes, les légendes ecclésiastiques, la Bible, la littérature classiques et les chansons de geste castillanes.
L'histoire Générale fut universelle mais pas déterminante. Ses sources sont encore plus variées et nombreuses que La Première Chronique Générale tout en gardant le même caractère historique et littéraire.
13:58 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alphonse x, histoire
Les sales petits secrets de l’heure du bain
Il n’y a rien de neuf à essayer de rester propre bien que cette valeur change sans cesse. Chaque génération choisit la place qui est la sienne entre le sordide et l’immaculé. Dans son nouveau livre " Propre ", Katherine Ashenburg sélectionne les changements historiques majeurs dans l’histoire de l’hygiène.
-1.700: La baignoire la plus ancienne provient du palais de Cnossos, elle est faite d’argile peinte.
-500: Les Grecs utilisent les bains publics avec des baignoires et des douches primitives. A la maison, ils se lavent dans des éviers à piédestal.
100: Les jours glorieux des grandes maisons de bain impériales ont transformé les ablutions quotidiennes qui comprend des eaux froides, tièdes et chaudes en interlude quotidien élaboré et hautement social.
537: Les Goths interrompent les aqueducs et les bains impériaux ne s’en sont jamais remis. Les bains et les ablutions ont duré plus longtemps dans la partie orientale de l’empire byzantin ou ils mutèrent en hammams ou bains turcs.
1000 : Les croisés reviennent de l’Est avec la nouveauté d’une délicieuse coutume. Des bains sont construis un peu partout en Europe et ils connurent le succès jusqu’en 1347, année ou la peste noire envahit l’Europe et tue une personne sur trois en quatre ans. Les médecins préviennent qu’ouvrir les pores dans l’eau chaude permet à la peste d’entrer dans le corps. Les bains sont fermés et les gens se mettent à éviter l’eau pour quatre siècles. C’est la période la plus sale de l’Europe, ce qu’évoque l’adage hygiénique traditionnel : "Saepe manus, raro pedes, nunquam caput" (Les mains souvent, les pieds rarement et la tête jamais). Et il est, bien sur, hors de question de se laver le corps.
1762 : L’Émile de Rousseau, publié, célèbre l’eau froide et la propreté. Le mouvement romantique glorifie la nature et le bain d’immersion opèrent un retour graduel.
1829 L’hôtel Tremont de Boston installe huit sous-sols de bains ou les invités peuvent se laver entièrement ", innovation qui transforma la monde des hôtels.
1837 Victoria monte sur le trône mais il n’y a pas de salle de bain à Buckingham Palace. Elle utilise une partie de sa dotation vestimentaire afin d’obtenir, par des tuyauteries, une source d’eau chaude dans sa chambre ou elle se baigne dans une baignoire portable.
1842 Les bains de Frederick Street s’ouvrent à Liverpool, premier bain public dans un quartier populaire et qui deviendront un prototype pour l’Angleterre et pour le continent.
1865 Le succès de la commission sanitaire de la guerre civile convainc les Américains que la propreté est progressiste, démocratique et quintessencielle ment américaine.
1878 Procter & Gamble, à Cincinnati met sur le marché " Ivoire " un des premiers savons abordables. Le savon et la publicité on t grandi ensemble en se renforçant mutuellement. A la fin du 19° siècle le savon et les ordonnances médicales sont devenus les premiers clients de la publicité.
1998 700 nouveaux produits bactériens sont mis sur le marché au E.U. entre 1992 et 1998. Un d’entre eux se matérialise sous la forme d’une d’un rouleau pour soins oraux, genre de bande adhésive anti- microbienne conçue pour coller à la langue.
2005, Presque une nouvelle maison américaine sur quatre possèdent trois sales de bain ou plus. La taille moyenne de la salle de bain américaine a triplé entre 1994 et 2004.
09:45 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bain, sale, propre, goths, baignoires




